Les sondages en témoignent : la popularité de Trump en baisse
Le président Donald Trump a signé, en pleine journée de l’indépendance américaine, le texte de loi polémique surnommé « One Big Beautiful Bill ». Cette signature a été accueillie par une vague de critiques, notamment parce que de tous nouveaux sondages révèlent une chute de son taux d’approbation depuis l’adoption de cette législation. La controverse entourant ce projet de loi ne cesse de faire parler, alors que l’opinion publique commence à se positionner de plus en plus en défaveur du président.
Selon le site Pagesafrik.info, ce projet de loi prévoit principalement des réductions fiscales massives pour les riches, tout en procédant à d’importantes diminutions des financements pour des programmes sociaux fondamentaux. Parmi ceux-ci, la Medicaid, qui finance une grande partie des soins de santé pour les personnes à faibles revenus, la loi sur les soins abordables, l’aide alimentaire du programme SNAP (Supplemental Nutrition Assistance Program), ainsi que d’autres dispositifs qui jouent un rôle crucial dans le soutien aux ménages modestes, à la classe moyenne et aux personnes âgées. Ce drastique chantier de coupe budgétaire suscite donc beaucoup d’inquiétudes, en particulier pour ceux dont la survie dépend directement de ces aides.
Le secteur de la santé, particulièrement la Medicaid, apparaît comme une des principales inquiétudes pour une majorité d’Américains. En effet, cette réforme devrait entraîner une baisse d’un total de 1 000 milliards de dollars de financement fédéral, ce qui conduirait à la disparition de la couverture santé pour plus de 12 millions de personnes. Par ailleurs, celles et ceux qui cherchent à souscrire à une assurance santé doivent faire face à une augmentation significative des coûts, rendant plus difficile l’accès à des soins de qualité pour ceux qui en ont besoin.
Le projet de loi ne se limite pas à ces enjeux sociaux. On y trouve également des mesures en matière de défense nationale, de sécurité aux frontières et d’immigration. Le texte prévoit notamment un renforcement de la frontière entre le Mexique et les États-Unis, ainsi que la construction de nouvelles centres de détention pour les personnes migrantes, ce qui suscite une controverse supplémentaire.
Que disent les sondages ?
D’après le média Newsweek, l’opposition à cette loi a progressé de 10 points depuis l’officialisation du projet par le président Trump en avril dernier. À cette époque, son taux d’approbation était relativement équilibré, avec 41 % des sondés manifestant leur désaccord contre seulement 28 % en faveur. Cependant, plusieurs enquêtes d’opinion à travers tout le pays ont depuis publié leurs résultats, qui révèlent un décalage croissant entre la perception de l’opinion américaine et le soutien apporté à ce projet de loi.
Les enquêtes se suivent et ne se ressemblent pas forcément, mais toutes montrent une tendance claire : la majorité des Américains se disent préoccupés par cette législation et ses impacts potentiels. Voici quelques-uns des résultats des principales études de ceux qui expriment leur ressenti sur le sujet :
- L’économiste / YouGov : 42 % d’opinions favorables, 54 % défavorables
- Silver Bulletin : 45 % favorables, 52 % défavorables
- Rasmussen : 49 % de soutien, 48 % d’opposition
- Navigator Research : 47 % favorable, 52 % défavorable (avec 61 % disant que la situation économique va mal)
- Quantus Insights : 47 % en faveur, 49-50 % contre
- Morning Consult : 47 % favorable, 50 % défavorable
- Université Quinnipiac : 41 % d’approbation, 54 % de désapprobation
- Reuters / Ipsos : 41 % en faveur, 57 % contre
- Gallup : 40 % d’opinion positive, 57 % négative
- Cygnal : 47 % de soutien, 51 % d’opposition
Ces chiffres illustrent une tendance préoccupante pour l’administration Trump, montrant que la majorité des Américains ne soutiennent pas la nouvelle législation.
Le président Trump affiche l’un des plus faibles taux d’approbation de l’histoire présidentielle
Selon le journal Democrat & Chronicle, ces résultats de sondages mettent en évidence que les préoccupations majeures des citoyens américains tournent actuellement autour de l’inflation, de la gestion de l’économie et de la santé publique. La perception de la performance du président est donc fortement influencée par ces enjeux cruciaux.
Plusieurs facteurs expliquent la fluctuation des taux de popularité d’un président. D’après la chaîne ABC News, ces chiffres peuvent évoluer à tout moment en fonction de la manière dont le chef de l’État et son gouvernement gèrent les crises, mettent en œuvre leurs politiques ou réagissent aux circonstances. En juin, une autre enquête menée par Gallup a révélé que Donald Trump affichait un taux d’approbation de seulement 40 % lors de ses première et seconde années à la Maison Blanche, ce qui en fait le plus faible de tous les présidents américains dans leurs premières années de mandat.
Voici un aperçu de l’état de santé politique des présidents américains lors de leur premier année en fonction (en juin) :
- Joe Biden (juin 2021) : 56 % d’approbation
- Donald Trump (juin 2017) : 38 % d’approbation
- Barack Obama (juin 2009) : 61 % d’approbation
- George W. Bush (juin 2001) : 54 % d’approbation
- Bill Clinton (juin 1993) : 41 % d’approbation
- George H. W. Bush (juin 1989) : 70 % d’approbation
- Ronald Reagan (juin 1981) : 59 % d’approbation
- Jimmy Carter (juin 1977) : 63 % d’approbation
- Richard Nixon (juin 1969) : 63 % d’approbation
- John F. Kennedy (juin 1961) : 73 % d’approbation
Ces chiffres confirment que la popularité de Trump lors de ses premiers pas à la présidence est actuellement l’une des plus faibles de l’histoire récente, reflétant une méfiance croissante de la part de l’opinion publique face à ses décisions et à ses politiques.





