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Leah McGowen-Hare, leader chez Salesforce, façonne l’avenir en formant des dirigeants.

Réfléchissez un instant. À quoi souhaitez-vous que ressemble votre avenir ?

Pour beaucoup de personnes, cette interrogation est difficile à répondre — et encore plus à transformer en un plan concret.

Leah McGowen-Hare, Vice-présidente de la Communauté Trailblazer et de l’Engagement chez Salesforce, a trouvé une méthode innovante pour aider chacun à exploiter pleinement son potentiel. « Je ne demande jamais aux gens ce qu’ils veulent devenir. Je leur pose toujours la question : quels types d’expériences souhaitent-ils vivre. » Cette approche particulière reflète la philosophie de cette dirigeante, passionnée par le développement des futurs leaders. Elle vit selon cette idée pour donner le meilleur d’elle-même et encourager les autres à faire de même.

Dans l’exercice de ses fonctions, McGowen-Hare a assisté à de nombreuses réussites, mais elle admet également que même les plus grandes victoires ne sont jamais exemptes d’obstacles.

En vérité, son propre parcours vers le succès n’a pas suivi une trajectoire droite. Il a été ponctué d’expériences inattendues, auxquelles elle a su s’adapter et exceller, sans jamais en avoir anticipé la tournure. Son secret ? Rester ouverte face à l’adversité, et dire « oui » à de nouvelles opportunités, même lorsque la confiance n’est pas au rendez-vous.

Elle a obtenu sa licence en informatique à l’Université du Massachusetts à Amherst, puis s’est installée à New York pour débuter sa carrière chez Andersen Consulting, aujourd’hui connu sous le nom d’Accenture. Cependant, après quelques années en tant que consultante, elle a ressenti l’appel d’un changement, ce qui l’a conduite à San Francisco pour explorer de nouveaux horizons professionnels.

Un nouveau départ

McGowen-Hare a d’abord décroché un emploi chez PeopleSoft, où elle œuvrait dans la technologie client-serveur. Pourtant, elle ressentait que quelque chose lui échappait. « Ce qui me manquait, c’était le contact humain, la connexion avec les gens comme je l’avais connue auparavant, » confie-t-elle. « En tant qu’ingénieure logiciel, on peut facilement passer ses journées cloîtrée dans son bureau à coder. »

Lorsque l’opportunité d’enseigner s’est présentée, elle a été d’abord réticente, jugeant que ce n’était pas véritablement la voie qu’elle voulait suivre. « Je me suis dit : “Ce n’est pas pour moi, c’est le métier de mes parents. Je ne veux pas finir comme eux !” » Mais, prenant un pari sur elle-même, elle a sauté le pas et a accepté le poste. Selon ses propres mots : « C’était l’une des décisions les plus judicieuses que j’ai prises, car j’ai découvert une passion profonde pour la transmission des connaissances. J’adore parler de technologie et établir des liens avec les gens. »

Sa carrière d’enseignante l’a conduite à voyager autour du monde, notamment au Brésil, en Inde, et en Afrique du Sud, où elle était souvent la seule femme enseignante, et presque toujours la seule femme noire dans sa discipline. Mais cette expérience l’a également enrichie. « Je brisais des stéréotypes, » affirme-t-elle. « Quand des participants venaient dans mes cours de développement intensifs, ils s’étaient souvent étonnés : “Où est l’enseignante ?” » La majorité de ses étudiants ne lui ressemblaient pas, mais elle a toujours su faire une différence. « En étant simplement moi-même, je changeais déjà la perception des autres, sans même avoir besoin de prendre la parole, » explique-t-elle. « Je faisais simplement mon travail de manière excellente. »

Source : Leah McGowen-Hare / Twitter

Tracer une nouvelle voie

Après son passage chez PeopleSoft, Leah a décidé de créer sa propre entreprise avant de rejoindre à nouveau le monde traditionnel de l’emploi. Elle a alors saisi une nouvelle opportunité en devenant formatrice technique chez Salesforce, un poste qui allait, sans qu’elle le sache, lui ouvrir les portes vers ses prochaines étapes professionnelles. Le défi, cette fois, venait de ses propres doutes.

« À mes débuts, je me rappelle avoir dû repenser tout le discours que je me tenais dans ma tête, » raconte-t-elle. « Je me disais : “Ne t’attends pas à devenir la meilleure formatrice comme tu l’étais chez PeopleSoft. Ici, c’est une toute nouvelle aventure, le cloud computing, et tu ne maîtrises pas encore cette technologie.” » Finalement, elle a dû faire taire cette voix intérieure et apprendre que, parfois, la plus grande difficulté consiste à défier ses propres croyances. « J’avais adopté beaucoup d’idées toutes faites, imposées par d’autres, mais j’ai su leur fermer la porte. »

Elle est rapidement devenue l’une des formatrices les plus recherchées de son secteur, non seulement grâce à ses compétences, mais aussi parce qu’elle était la seule personne noire et la seule femme à enseigner des rôles de développeur dans ce domaine. Cependant, son parcours a pris une tournure encore plus significative, lorsqu’un collègue lui a proposé de passer à un niveau de responsabilité supérieur. « Il m’a dit : “Leah, tu as un talent plus grand. Tu dois briller sur des scènes plus importantes.” »

Façonner le futur et encourager la relève

Finalement, elle a accepté de relever ce nouveau défi, bien que réticente au départ. « J’ai décidé de dire “oui” à tout pendant une année. Une année où j’ai vraiment tenté le tout pour le tout. »
Ses responsabilités ont évolué vers des rôles plus stratégiques, impliquant des déplacements pour prononcer des discours lors de conférences importantes, jusqu’à prendre la tête de la Communauté Trailblazer.

La Communauté Trailblazer et ses retombées

Son engagement auprès de Trailhead, la plateforme d’apprentissage en ligne gratuite de Salesforce, a donné naissance à un véritable mouvement. La Communauté Trailblazer rassemble des personnes et des créateurs animés par un même désir : construire un avenir meilleur pour elles-mêmes via la formation, la création d’emplois, et l’utilisation des technologies low-code/no-code de Salesforce pour réduire les obstacles à l’entrée.

Ce mouvement a surtout permis d’inclure davantage de femmes et de personnes issues de communautés de couleur souvent marginalisées dans des secteurs où elles se sentent peu représentées. Salesforce s’est donné pour mission de poser des bases solides permettant à chacun de rejoindre cette communauté. Pour renforcer encore davantage cette connexion, l’entreprise a lancé Salesforce+, une plateforme de streaming proposant des contenus originaux et inspirants. Parmi ceux-ci, la série « Trailblazer », qui met en lumière la vie et le parcours de cinq leaders technologiques noirs qui innovent activement dans l’écosystème Salesforce.

Le rôle de Leah McGowen-Hare dans cette aventure est fondamental. Elle anime notamment « Leading Through Change », une série primée aux Webby Awards, qui met en relation des leaders engagés et ceux qui veulent faire la différence.

Un héritage durable

Quel sera le prochain chapitre pour Leah McGowen-Hare ?

En dehors de son engagement professionnel, elle explore davantage ses passions personnelles, comme la pratique du fitness compétitif, ou a récemment publié un livre pour enfants — une opportunité aussi inattendue qu’enrichissante. Son objectif demeure : continuer à former la nouvelle génération de leaders, tout en faisant grandir la communauté Salesforce.

Les projections indiquent qu’à l’horizon 2026, Salesforce pourrait générer 9,3 millions de nouveaux emplois, ce qui souligne la portée de son impact. Pour Leah, chaque jour est une nouvelle occasion d’œuvrer dans ce qu’elle aime : inspirer, enseigner, et faire avancer celui qui veut bâtir un meilleur futur.

Pour en savoir plus sur le parcours extraordinaire de Leah McGowen-Hare et découvrir ce que Salesforce met en œuvre pour renforcer sa communauté, il suffit d’observer ses actions et son engagement sincère.

Ce contenu a été réalisé en partenariat avec Salesforce.

Aminata Joly

Aminata Joly

Journaliste française, née au Congo, je m’intéresse aux dynamiques sociales, culturelles et politiques qui traversent les communautés noires, en France et ailleurs. À travers mes articles, je cherche à questionner les récits dominants et à mettre en lumière des voix souvent marginalisées. Mon travail s’inscrit dans une démarche engagée, documentée et résolument antiraciste.