Présentation générale :
Le shérif du comté de Riverside, Chad Bianco, a récemment annoncé son ambition de se présenter à l’élection présidentielle de 2026, dans le but de succéder à Gavin Newsom, actuel gouverneur de Californie. En tant que membre du Parti républicain et critique affiché de la gestion de la pandémie par Newsom, Bianco a désigné l’ancienne sénatrice d’État Gloria Romero comme sa colistière. Malgré une enquête pour violations des droits civiques en cours, Bianco est reconnu pour sa position ferme en matière de criminalité et a exprimé une opposition aux actions liées à l’immigration menées par l’ancien président Joe Biden, tout en soutenant fermement celles de Donald Trump, président en exercice.
Une annonce qui ne surprend pas
Ce mercredi, c’est sans grande surprise que le shérif de Riverside a dévoilé ses intentions de briguer la fonction de gouverneur à l’approche de la fin du mandat de Gavin Newsom. Membre républicain et fervent opposant à la politique californienne dirigée par Newsom – qui lui a valu une attention nationale lors de ses nombreuses contestations face aux restrictions liées au COVID-19 – Bianco cultive une image de défenseur de la droite conservatrice. Son soutien inébranlable à Donald Trump témoigne de ses tendances politiques affirmées, qu’il n’hésite pas à mettre en avant.
Une stratégie de visibilité accrue
Comme de nombreux autres candidats républicains en pleine ascension à travers le pays, Bianco a accru sa visibilité médiatique en étant régulièrement présent sur la chaîne Fox News, plateforme privilégiée par la droite américaine pour confirmer leur loyauté au parti et renforcer leur profil public. Cette stratégie lui permet également de solidifier sa crédibilité auprès de ses électeurs potentiels, tout en affirmant son ancrage dans le camp conservateur.
Un choix de colistière polémique
Selon plusieurs sources, Bianco a choisi Gloria Romero, ancienne sénatrice d’État, pour l’accompagner dans cette course à la gouvernance. Romero, qui a représenté la circonscription de East Los Angeles, est une ancienne membre du Parti démocrate qui a disparu de l’Assemblée législative californienne en 2010. En septembre dernier, elle a changé de tendance politique, déclarant à cette occasion son intention de voter pour Donald Trump lors de la dernière élection présidentielle. Elle a également indiqué que ses divergences avec son ancien parti tournaient principalement autour de la liberté d’éducation et du droit à une école de qualité pour tous, en défendant une plus grande autonomie des établissements scolaires et un choix accru pour les familles.
Une investigation en cours malgré la candidature
Malgré sa candidature officielle, Bianco reste sous le coup d’une enquête pour violations des droits civiques. En février 2023, le procureur général de Californie, Rob Bonta, a lancé une investigation visant le département du shérif de Riverside. L’objectif est de déterminer si la police sous son commandement aurait adopté des pratiques constitutionnellement contestables ou illégales, ce qui pourrait influencer la course à la gouvernance. Son image de « dur au crime » pourrait également être liée au succès référendaire de la Proposition 36, une mesure soutenue par lui et adoptée en novembre dernier par 68 % des votants californiens, renforçant ainsi sa légitimité dans la lutte contre la criminalité.
Une position ferme sur l’immigration
Chad Bianco affiche également une posture résolument dure en matière d’immigration. Il a été un critique virulent des politiques migratoires de l’ancien président Biden et apporte un soutien enthousiaste aux actions d’immigration plus restrictives mises en œuvre par l’administration Trump. Sa position a suscité des questions concernant le rôle que pourrait jouer le département du shérif dans la mise en œuvre de mesures d’immigration, ce qui serait contraire à la loi. Toutefois, dans un post récent sur Instagram, Bianco a démenti ces rumeurs en expliquant : « Permettez-moi d’être clair : le service du shérif du comté de Riverside, ainsi que vos adjoints, n’ont, n’ont pas et n’auront jamais aucun rôle dans l’application des lois sur l’immigration. » Il a ajouté que cette responsabilité revient exclusivement au gouvernement fédéral, soulignant ainsi sa volonté de se démarquer de toute implication directe dans cette politique.





