Divertissement

Bad Bunny critique Trump et promeut l’immigration dans son clip « NUEVAYoL »

Bad Bunny s’est clairement exprimé contre l’administration de Donald Trump à travers la sortie de son clip musical pour la chanson « NUEVAYoL ». Ce clip, mis en ligne le 4 juillet, a été conçu comme un message particulièrement engagé, dénonçant notamment les politiques d’immigration que le président a mises en place.

Que révèle le clip « NUEVAYoL » de Bad Bunny ?

Le clip de Bad Bunny pour « NUEVAYoL » débute avec une scène mettant en scène le chanteur dans un contexte festif : il est présent lors d’une quinceañera, un rite de passage traditionnel latino-américain marquant le 15e anniversaire d’une jeune fille. Sur cette scène, une jeune fille visiblement nerveuse est honorée, entourée de proches et de danseurs. Au cours de la célébration, la robe de la jeunes fille prend feu, provoquant une réaction immédiate : plusieurs personnes se précipitent pour lui porter secours, tentant d’éteindre les flammes. La suite de la vidéo alterne entre les moments de fête à l’intérieur et des scènes de danse en extérieur. En fin de vidéo, l’image s’élargit pour révéler Bad Bunny debout sur la Statue de la Liberté, qui arbore le drapeau de Porto Rico sur sa tête.

La conclusion de la vidéo est marquée par un extrait sonore imitant la voix de Donald Trump. Dans un ton moqueur, la vidéo diffuse un message qui semble soutenir l’immigration, en opposition claire aux politiques de l’ancien président américain.

« Je veux dire que ce pays ne serait rien sans ses immigrants. Ce pays ne serait rien sans les Mexicains, les Dominicains, les Portoricains, les Colombiens, les Vénézuéliens, et les Cubains », déclare cette voix dans la vidéo.

Les récentes mesures de Donald Trump contre l’immigration

Récemment, Donald Trump a renforcé ses positions anti-immigration, notamment en annonçant l’ouverture d’un centre de détention baptisé « Alligator Alcatraz » en Floride. La visite de ce centre a été effectuée par Trump mardi, avec une presse présente sur place. Le bâtiment, dont la structure est entièrement entourée de barres en chaîne, comporte de nombreux lits superposés disposés dans ce qui ressemble à des cages, où seront probablement hébergés des détenus. Selon le magazine People, ce centre est conçu pour accueillir au minimum 5 000 personnes en détention.

Lors de la visite, Trump n’a pas manqué de faire part de sa fierté quant à cette installation, en lançant aux journalistes : « Vous ne trouvez pas souvent des terrains aussi magnifiques et sécurisés, avec de nombreux gardes du corps et policiers, sous la protection d’alligators que vous n’avez même pas à payer » , a-t-il déclaré avec arrogance, selon People.

Aminata Joly

Aminata Joly

Journaliste française, née au Congo, je m’intéresse aux dynamiques sociales, culturelles et politiques qui traversent les communautés noires, en France et ailleurs. À travers mes articles, je cherche à questionner les récits dominants et à mettre en lumière des voix souvent marginalisées. Mon travail s’inscrit dans une démarche engagée, documentée et résolument antiraciste.