Les Républicains prennent position en faveur de Caitlin Clark, vedette de la WNBA. D’après The Guardian, un groupe d’environ une douzaine de parlementaires républicains réclame que la ligue protège Clark contre des fautes particulièrement violentes. Sous la houlette du député texan August Pfluger, ces élus ont envoyé une lettre au Département de la Justice, soutenant que la joueuse de l’Indiana Fever pourrait être ciblée par des adversaires noirs en raison de sa couleur de peau blanche.
Que disent les Républicains dans leur lettre au DOJ ?
Dans leur missive au DOJ, les responsables républicains assurent que Clark est soumise à des gestes agressifs pendant les matchs, allant du coup de hanche à l’éclaircissement d’un œil et à des coups portés à la gorge.
Selon NewsNation, le groupe décrit ces fautes comme un motif d’attaques sur le terrain visant la garde des Fever et menace d’ouvrir une enquête fédérale si la ligue ne prend pas de mesures pour protéger Clark.
« En tant que commissaire, vous avez l’obligation de veiller à ce que chaque joueuse évolue dans un cadre sûr et professionnel, sur le terrain comme en dehors, exempt de violence, de discrimination ou de représailles », écrivent les Républicains dans leur lettre, selon The Guardian. « Si des discriminations ou des représailles existent et créent un environnement de travail hostile, nous soutenons toute enquête adéquate menée par le Department of Justice, le Department of Labor ou la Equal Employment Opportunity Commission. Le cas échéant, de tels comportements pourraient constituer des violations des lois fédérales relatives aux droits civils. »
La lettre réclame aussi que la WNBA précise comment la ligue traite « l’hostilité physique et la violence sur le parquet », comment elle réagit face à des actes excessivement agressifs et comment elle protège les joueuses contre le harcèlement en ligne.
Les parlementaires exigent une réponse de la WNBA d’ici au 24 juillet.
« Ce qu’ils pourraient faire, c’est essentiellement exposer les éléments de preuve qu’ils ont constatés ou observés à certains moments du jeu », a confié Mike Bako, rédacteur sportif de DailyNational.com, à NewsNation. « La ligue couvre ses arrières dans ce qu’elle fait. »
Comment l’Indiana Fever a-t-elle réagi face à l’intervention des parlementaires en faveur de Caitlin Clark ?
Bien que Clark n’ait pas encore réagi à la lettre des responsables républicains, l’équipe a précisé que ni l’organisation ni la joueuse vedette n’ont eu « d’interaction avec quelque organisme congressionnel que ce soit ». Les Fever ont aussi indiqué qu’ils « n’étaient pas au courant de leur lettre ».
« Nous avons été clairs dans nos commentaires publics et dans notre dialogue continu avec la ligue au sujet de la priorité donnée à la sécurité des joueuses », a déclaré le Fever dans un communiqué, selon The Guardian. « Nos joueuses et nos fans savent où nous plaçons nos priorités sur ces questions, et nous continuerons à défendre notre équipe et un niveau d’excellence qui caractérise l’ensemble de la ligue. »
Que dit Kareem Abdul‑Jabbar à propos de Caitlin Clark ?
La légende de la NBA, Kareem Abdul‑Jabbar, a partagé ses réflexions sur le débat entourant Caitlin Clark dans un article récent publié sur Substack. Le Hall of Famer revient plus particulièrement sur le dossier Clark et Alyssa Thomas, star des Phoenix Mercury, suspendue pour un match après une faute lourde sur la joueuse des Fever, selon Basketball Network.
« Clark est blanche et Thomas est noire, et je suppose que cela a suffi pour que ces parlementaires courageux estiment que le geste pouvait être motivé par le racisme », écrit Abdul‑Jabbar. « Il n’est pas nécessaire de se demander quelle est la couleur de ces onze parlementaires républicains : il n’y a que deux républicains noirs à la Chambre actuellement. »
L’ancienne star des Lakers a aussi critiqué les parlementaires pour avoir amplifié la situation, qui a ensuite mené à des menaces de mort contre Thomas.
« Pardonnez-moi si je pense qu’il est beaucoup plus probable que la lettre soit motivée par le racisme que par le geste », écrit Abdul‑Jabbar.
Dans une tribune publiée sur MS Now, Ja’han Jones a aussi répliqué aux responsables républicains, qualifiant la lettre de « l’un des documents les plus infantiles et pitoyables jamais signés par des parlementaires ».
« Et affirmer que la WNBA doit s’attaquer à ce problème inexistant pour inspirer « la prochaine génération de femmes athlètes » relève d’un sexisme patent », écrit Jones.
Si les républicains cherchent à défendre Clark, Jones soutient que la star numéro un essaye de prendre ses distances vis-à-vis de personnes cherchant à attiser une division raciale.
« Clark a mis en avant les pionnières noires qui ont aidé à faire grandir la WNBA et a rejeté le racisme de la part de personnes — notamment des influenceurs conservateurs en ligne — qui se présentent comme ses soutiens tout en cherchant à faire d’elle un levier politique », écrit Jones.
Jones cite aussi la récente déclaration de Clark condamnant les propos racistes dirigés contre Alyssa Thomas.
« Il est facile de comprendre pourquoi, pour un véritable compétiteur comme Clark, ce genre de clémence raciale peut être source d’embarras », conclut Jones.





