Entre les réjouissances de Noël et les grandes tablées, rien ne réconforte autant que le visionnage d’un film de Richard Linklater. Avec la trilogie Before et son œuvre majeure Boyhood, le réalisateur, âgé aujourd’hui de 65 ans, a bâti une filmographie riche et réfléchie, qui invite à la détente et à la douceur — une véritable pause hivernale idéale.
Ses productions font aussi l’actualité aujourd’hui, notamment avec la sortie de son dernier film, Nouvelle Vague, sur Netflix. Selon le streamer, il s’agirait d’une “lettre d’amour à la magie envoûtante du cinéma français”, réinventant la manière dont Jean-Luc Godard a façonné le chef-d’œuvre révolutionnaire Breathless, une œuvre qui a fait de Godard un pionnier de la Nouvelle Vague. Le casting réunit Zoey Deutch dans le rôle de Jean Seberg, Aubry Dullin en Jean-Paul Belmondo et Guillaume Marbeck dans celui de Godard.
Retour sur les cinq films majeurs de Linklater, classés par Rotten Tomatoes, qui se révèlent particulièrement adaptés pour être vus durant les fêtes.
‘Double Play: James Benning and Richard Linklater’
Note Tomatometer : 100%
À la suite du lien personnel et professionnel qui unit Linklater au regretté James Benning, Brogan Morris, de Movie Mezzanine, a décrit le documentaire de 2013, Double Play, comme une porte d’entrée “précieuse dans l’œuvre de ces deux cinéastes pour les amateurs de cinéma débutants et curieux.”
Dans sa critique publiée par le Seattle Times, John Hartl écrit que le film agit comme une invitation à fixer longuement un objet, généralement digne d’une attention soutenue.
‘Before Sunrise’
Note Tomatometer : 100%
La saga Before débute en 1995 avec Before Sunrise, qui suit Jesse (Ethan Hawke), un Américain en voyage, rencontrant Céline (Julie Delpy), une Française, dans un train. Ils échangent, et Jesse persuade Céline de partir avec lui pour une aventure à Vienne. Après une nuit passée à explorer et à converser, ils doivent décider de l’après, lorsque le matin se lève.
Pour Sight & Sound, John Wrathall a salué l’équilibre de Linklater entre “la poésie et le quotidien” dans ce film. Dans InSession Film, JD Duran a loué les performances incroyables d’Hawke et Delpy, soulignant que “la chimie entre les deux acteurs est palpable et l’énergie circule sans cesse.”
‘J.R. ‘Bob’ Dobbs and the Church of the SubGenius’
Note Tomatometer : 100%
Le documentaire de Linklater paru en 2020, J.R. “Bob” Dobbs and the Church of the SubGenius, raconte l’itinéraire de “deux marginaux texans” qui créent une religion parodique, la SubGenius, afin de bousculer l’idéologie conservatrice du Sud.
Dans sa revue pour The Hollywood Reporter, l’équipe rédactionnelle décrit le film comme “une pièce colorée de l’histoire étrange du Texas” qui offre “un commentaire surprenant sur l’état actuel du monde.” Et Dennis Harvey, pour Variety, prédit que ce documentaire deviendra “un candidat recherché lors des festivals de genre, accessible en streaming et sur d’autres plateformes.”
‘Before Midnight’
Note Tomatometer : 98%
Troisième volet de la série Before, sorti en 2013, Before Midnight met à nouveau face à face Hawke et Delpy, dans les rôles de Jesse et Céline, mais cette fois dans le quotidien d’un couple d’âge mûr en plein doute conjugal. Lors de la dernière soirée de leurs vacances en Grèce, ils revisiteront leur parcours et s’interrogeront sur ce que certaines décisions auraient pu changer, selon le synopsis du film.
Oktay Ege Kozak, pour Bitch Media, a trouvé le film comme “un contre-pied rafraîchissant aux récits hollywoodiens qui se résolvent toujours par le conte de fées.”
Dans sa critique pour Film Comment Magazine, Amy Taubin a applaudi Delpy pour avoir déclenché “un flot de conscience féministe, à la fois révolté, provocateur et cathartique.”
‘Boyhood’
Note Tomatometer : 97%
Filmé sur une période de douze ans, Boyhood (2014) suit les « joies et les écueils de grandir » à travers le parcours de Mason (Ellar Coltrane), ses parents (Patricia Arquette et Ethan Hawke) et sa sœur (Lorelei Linklater). Le récit se déploie en une série de tableaux : repas familiaux, trajets, anniversaires, remises de diplômes et autres moments marquants, accompagnant Mason de l’enfance à l’entrée dans l’âge adulte.
Dans sa critique pour The Times (Royaume-Uni), Kevin Maher loue la capacité de Linklater à saisir “la douleur fondamentale de l’éducation des enfants” sur plus d’une décennie.
Et Jocelyn Noveck, de l’Associated Press, admire “l’attention extraordinaire” que Linklater a portée au film, notamment dans le choix du jeune Ellar Coltrane, alors qu’il n’avait que douze ans au début du tournage.





