Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont publié des recommandations actualisées concernant les vaccinations infantiles, et ces nouvelles directives réduisent le nombre de vaccins préconisés pour la plupart des enfants.
Le mémo a été signé le 5 janvier par le Dr Jim O’Neill, qui occupe le poste de Secrétaire Adjoint à la Santé et des Services Humains américain, agissant en tant que Directeur par intérim du CDC, sur instruction du président Donald Trump.
Depuis décembre 2025, le président Trump a demandé au Secrétaire à la Santé et au Directeur du CDC d’examiner le calendrier américain des vaccinations pédiatriques et de le comparer aux meilleures pratiques observées dans des pays externes, tels que le Danemark et le Japon.
Parmi les 18 vaccins figurant initialement dans le calendrier de l’immunisation pour enfants et adolescents, seulement 11 sont désormais recommandés. Ces vaccins couvrent notamment la rougeole, les oreillons et la rubéole, ainsi que la polio. En revanche, les vaccins contre l’hépatite A, l’hépatite B et les maladies meningococciques sont désormais recommandés uniquement pour les enfants présentant un risque accru d’infection.
Pour les vaccins contre l’hépatite A, l’hépatite B, le rotavirus, les maladies meningococciques, la grippe et la COVID-19, les autorités préconisent que les décisions soient prises sur la base d’un dialogue partagé entre le patient et le médecin. En d’autres termes, il est recommandé de consulter un professionnel de santé avant d’administrer ces vaccins, afin d’évaluer les cas particuliers.
Selon le Dr O’Neill, une évaluation scientifique exhaustive du calendrier vaccinal américain a été menée, et c’est sur cette base que les recommandations ont été révisées. Habituellement, les modifications du calendrier sont votées par un comité d’experts en vaccination.
« Le président nous a demandé d’étudier comment les pays développés protègent leurs enfants et d’agir si ces approches donnent de meilleurs résultats », a déclaré le secrétaire Robert F. Kennedy dans le cadre du communiqué. « Après un examen approfondi des données, nous alignons le calendrier vaccinal pédiatrique sur le consensus international tout en renforçant la transparence et le consentement éclairé. »
Les nouvelles recommandations ne prévoient pas de changement pour les populations à haut risque. Les immunisations concernées comprennent notamment les anticorps monoclonaux destinés au virus syncytial respiratoire (VSR) et les vaccins contre l’hépatite A, l’hépatite B, le méningocoque B, le méningocoque ACWY et la dengue.
L’Association américaine de pédiatrie (AAP) a publié plusieurs fiches d’information afin de contrer les interprétations erronées qui associent un nombre réduit de vaccins à un risque accru. Selon le Dr Jose Romero, membre du Comité de malades infectieux de l’AAP, les États-Unis ne peuvent pas suivre mécaniquement les recommandations danoises, car les États présentent des profils de risque différents et disposent d’un système de santé distinct. L’objectif est d’aider les enfants américains à éviter les illnesses graves et à maintenir la santé des communautés.
Des responsables californiens et d’autres États de la côte ouest avaient déjà pris part à la discussion consistant à élaborer leurs propres lignes directrices vaccinales en parallèle avec les décisions prises par l’administration fédérale et le CDC, qui ne correspondaient pas toujours à leurs approches.
Sur le plan politique, le gouverneur Gavin Newsom a dénoncé ce que lui semblait être une manœuvre dépourvue de fondement scientifique et axée sur une supposée idéologie anti-vaccin. Il a qualifié cette décision de risque réel pour les nourrissons et les enfants, arguant que remettre en cause le calendrier vaccinal établi par le CDC revenait à privilégier des intérêts idéologiques au détriment des preuves médicales acquises au fil des décennies. Il a également rappelé son engagement à défendre des décisions fondées sur des données scientifiques.
En décembre 2025, Newsom a lancé le réseau Public Health Network Innovation Exchange (PHNIX), une initiative pilotée par la Californie visant à optimiser l’infrastructure de la santé publique et à maintenir des processus décisionnels guidés par la science. Parmi les figures clés associées à ce projet figurent des figures expérimentées du domaine, telles que Dr Susanne Monarez, ancienne directrice du CDC, et Dr Debra Houry, ancienne directrice médicale du CDC.
La liste complète des vaccins recommandé dans le cadre du calendrier révisé inclut des protections contre : la rougeole, les oreillons et la rubéole ; la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ; la polio ; l’haemophilus influenzae type B (Hib) ; le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) et la varicelle.
Note: Les passages ci-dessus décrivent les points clés des révisions du calendrier vaccinal publié par le CDC et les réactions politiques et sociales qui en ont suivi dans le pays. Le texte présente les grandes lignes des changements et les implications pour les familles et les professionnels de la santé.





