Lors d’une conférence de presse organisée en début de semaine, le président du caucus démocrate de la Chambre, Pete Aguilar, et le vice-président Ted Lieu — tous deux issus de circonscriptions situées dans l’intérieur du pays — ont concentré leur intervention sur la question de l’accessibilité économique et sur la crise sanitaire qui frappe actuellement le pays.
Aguilar a ouvert la séance en présentant d’abord ses condoléances envers les personnes affectées par le meurtre de deux policiers de la Garde nationale survenu à Washington, DC la semaine précédente. Il a ensuite tourné son attention vers la précarité financière qui touche le quotidien des Américains, évoquant ce qu’il a décrit comme le « choc des factures » ressenti lorsque les familles font leurs courses pour Thanksgiving ou préparent les achats de Noël.
Dans ses propos, il a souligné que, dans chaque ville et chaque communauté — y compris dans les zones rurales — le coût de la vie ne cesse d’augmenter, et ce, sans signe de répit tangible. Des dépenses essentielles comme l’alimentation, les vêtements, le loyer et les services publics deviennent de plus en plus lourdes pour les ménages. Aguilar a insisté sur le fait que non seulement il n’y a pas de soulagement en vue, mais qu’il n’existe pas non plus de programme concret proposé par les républicains à la Chambre pour remédier à cette situation. Il a rappelé la promesse formulée par Donald Trump de réduire les coûts dès son entrée en fonction, et a qualifié cela de promesse non tenue, tout en suggérant que les politiques économiques républicaines avaient aggravé les conditions économiques actuelles.
Selon lui, à cela s’ajoute le risque que, si les crédits d’impôt liés à l’Affordable Care Act (ACA) expirent, des Américains pourraient se retrouver privés d’un accès à des soins de qualité ou être contraints de payer des primes beaucoup plus élevées. Face à cette urgence, Aguilar a affirmé qu’il n’y avait pas de temps à perdre et a évoqué une pétition de décharge soutenue par les démocrates comme la seule voie possible pour apporter une sécurité et une stabilité en matière de santé qui manquent aujourd’hui aux citoyens.
Durant la période de fermeture partielle du gouvernement, a-t-il ajouté, des dizaines de républicains lui ont adressé des déclarations publiques exprimant leur soutien aux crédits d’impôt ACA. « C’est leur occasion de réparer cela », a-t-il lancé. « C’est le moment de défendre les soins de santé, de se battre pour leurs électeurs et de contester les manœuvres du président Johnson et de Donald Trump, qui semblent prêts à laisser ces crédits expirer au détriment du peuple américain. » Aguilar a donc présenté cette mesure comme la seule solution véritable et pressante, appelant les responsables républicains à la prendre avant qu’il ne soit trop tard.
Le congressman Ted Lieu a ensuite pris la parole pour présenter ses condoléances à la famille des membres de la Garde nationale blessés ou tués lors de l’attaque à Washington la semaine précédente. Il a affirmé que l’un des grands défis réside dans la crise d’accessibilité et a souligné, citant les sondages actuels, que l’administration Trump était interrogée sur sa performance: selon lui, Trump affichait un niveau d’approbation autour de 36 %, contre 60 % de mécontentement selon les enquêtes récentes.
Lieu a ensuite évoqué l’expérience des consommateurs lors du Black Friday. Il a mentionné que, selon Salesforce, les prix moyens sur l’ensemble des produits avaient augmenté d’environ 7 %, et que pour les biens destinés au foyer, la hausse atteignait 24 %. Des articles tels que les meubles, les appareils électroménagers, les articles de cuisine et de décoration avaient connu des augmentations significatives. Face à ce constat, il a questionné ce que Donald Trump cherchait à faire, insinuant que celui‑ci cherchait à agrandir son « grandiose » ballroom plutôt que de s’occuper des besoins des familles.
Lieu a fustigé l’inaction des républicains sur la crise de l’accessibilité et a prévenu que, si les crédits ACA ne sont pas prolongés, des millions d’Américains risquent de perdre leur assurance maladie ou de payer des primes sensiblement plus élevées. Par la suite, il a abordé un autre sujet : les allégations concernant des crimes de guerre. Il a déclaré que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, aurait menti le mois précédent lorsqu’il aurait nié les informations selon lesquelles l’armée américaine aurait ordonné une seconde attaque contre des survivants d’un naufrage, laissant entendre que la Maison-Blanche et Hegseth auraient ensuite affirmé que c’est l’amiral Bradley qui aurait donné cet ordre.
Les remarques de Lieu faisaient référence à des personnes qui, selon les rapports, avaient survécu à une attaque du mois de septembre contre un prétendu bateau de trafic dans les eaux des Caraïbes. Les survivants seraient ensuite morts lors d’une attaque de suivi menée par l’armée américaine. En tant que JAG actif pendant quatre ans et membre des réserves pendant 21 années, Lieu a clairement déclaré que tuer des survivants échouant à s’échapper sur des épaves constitue un crime de guerre et que le Manuel du droit de la guerre du Department of Defense le stipule explicitement comme illégal. Il a également appelé à une enquête du Département de la Justice afin d’identifier et de traduire en justice toutes les personnes responsables, y compris le secrétaire Hegseth, qu’il a imputé d’avoir dit « tuez-les tous ».
Selon lui, si l’administration Trump ne tient pas les personnes impliquées pour responsables, ce sera une œuvre qui reviendra à une administration future, puisqu’aucune prescription n’existe pour les crimes de guerre. Pour les intéressés, il a invité à regarder la conférence de presse dans son intégralité.
Note: le texte ci-dessus réécrit l’intégralité des passages pertinents du contenu initial, en évitant le recours à des formulations copiées mot à mot, tout en conservant l’esprit et les points principaux des déclarations et des enjeux évoqués lors de la conférence.





