Culture

Échec de l’accord pour finir la fermeture partielle; Chambre rejette le compromis DHS du Sénat

Une entente visant à mettre fin à la fermeture partielle du gouvernement qui dure depuis des semaines semble s’être effondrée. Les républicains de la Chambre rejettent un accord qui financerait la majeure partie du DHS, mais pas l’ICE et la Border Patrol. Une contre-proposition du bloc républicain à la Chambre a peu de chances d’être validée par le Sénat rapidement, et pourrait même ne pas obtenir l’assentiment des sénateurs, prolongeant ainsi la fermeture partielle.

Le président de la Chambre Mike Johnson et les républicains rejettent l’accord du Sénat sur le DHS

Comme l’avait rapporté Pagesafrik.info, le Sénat est parvenu à un accord au petit matin de vendredi pour financer la quasi-totalité du Department of Homeland Security après une impasse de plusieurs jours durant laquelle les démocrates refusaient d’approuver le financement du DHS sans réformes concernant l’ICE et la Border Patrol.

D’après cet accord, le financement du DHS serait voté, à l’exception des crédits destinés à l’ICE et à la Border Patrol, qui seraient renvoyés à des négociations distinctes. Ce vendredi, les républicains à la Chambre, sous la houlette du président de la Chambre Mike Johnson (R-Louisiane), ont fermement rejeté cette proposition.

« Cette manœuvre d’hier soir est une farce. Je suis convaincu que tous les sénateurs républicains n’ont pas lu le texte de ce projet », a-t-il déclaré.

Lui et d’autres élus républicains à la Chambre se sont opposés à l’idée d’adopter un accord qui ne prévoyait pas le financement de l’ICE et de la Border Patrol.

Les républicains de la Chambre présentent un plan alternatif prévoyant le financement de l’ICE et de la Border Patrol

Le représentant du Maryland, Andy Harris, a vivement critiqué l’accord du Sénat.

« Nous ne pouvons pas croire que le Sénat ait délégué ses responsabilités ce matin », a-t-il indiqué. « Cet accord est néfaste pour l’Amérique. Il nuit aux Américains. »

Harris a également évoqué l’engagement récent du président Trump à utiliser des fonds déjà alloués pour rémunérer les agents de la TSA, qui travaillent sans être payés depuis plus d’un mois en raison de l’impasse autour du DHS.

« Le président a déjà affirmé qu’il financera la TSA avec les fonds dont il dispose », a précisé Harris. « Donc cela n’aura pas d’impact sur les aéroports si nous n’agissons pas aujourd’hui. »

Après avoir rejeté l’accord du Sénat, les républicains de la Chambre défendent désormais une proposition qui financerait l’intégralité du DHS, y compris l’ICE et la Border Patrol, pour une période de 60 jours.

La nouvelle proposition fait face à des obstacles au Sénat

Le plan républicain visant à faire adopter une résolution continue à court terme (CR) risquerait fort d’être confronté à des difficultés. Le Sénat, ayant approuvé son compromis en début de journée vendredi, est déjà en congé pour une pause de deux semaines.

Et même si le Sénat était eventualement amené à examiner la proposition émanant des Républicains de la Chambre, celle-ci ferait face à une opposition démocrate qui rendrait improbable l’atteinte du seuil de 60 votes nécessaire pour passer.

« Nous avons été clairs dès le premier jour », a déclaré le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer (D-New York). « Les démocrates financeront les fonctions essentielles de la sécurité intérieure — mais nous n’allouerons pas un chèque en blanc à la milice migratoire illégale et meurtrière soutenue par Trump sans réformes. »

Schumer a rejeté la proposition des républicains de la Chambre.

« Un CR de 60 jours qui verrouille le statu quo est mort-né au Sénat, et les Républicains le savent. »

Alors que le président Trump s’apprête à tenir sa promesse de financer la TSA, les agents fédéraux chargés de la sécurité dans les aéroports devraient finalement être payés à nouveau, malgré la poursuite de l’impasse au Parlement. Toutefois, avec des responsables clés du Sénat et de la Chambre qui rejettent mutuellement les projets issus de l’autre chambre, il semble que le différend sur la réforme de l’application de l’immigration et le financement du DHS ne trouve pas d’issue rapide.


Aminata Joly

Aminata Joly

Journaliste française, née au Congo, je m’intéresse aux dynamiques sociales, culturelles et politiques qui traversent les communautés noires, en France et ailleurs. À travers mes articles, je cherche à questionner les récits dominants et à mettre en lumière des voix souvent marginalisées. Mon travail s’inscrit dans une démarche engagée, documentée et résolument antiraciste.