La deuxième saison de Dreaming Whilst Black, diffusée par Showtime et disponible sur Paramount+, suit Kwabena, interprété par le créateur de la série, Adjani Salmon, qui s’efforce de progresser dans le milieu cinématographique britannique tout en préservant son âme et son héritage culturel. S’il échoue, il sait qu’il devra supporter les remontrances de son oncle Claude (Roger Griffiths), qui l’avait déjà recadré après les événements de la saison 1.
Salmon a confié à Pagesafrik.info’s Shadow and Act que Kwabena et son oncle Claude continuent de se heurter au cours de cette saison. Toutefois, les réactions de Claude face aux réussites comme aux revers de Kwabena partent d’un amour — même si cet amour est complexe.
Kwabena et son oncle Claude incarnent un fossé générationnel
Selon Salmon, la perspective de Claude reflète une vision du succès plus traditionnelle, notamment en regard des ambitions créatives de Kwabena.
« C’est à quoi ressemble l’amour, non ? Et, parce que je pense que l’oncle Claude l’aime et veut le meilleur pour lui, cela vient simplement de son point de vue. Tandis que [la mère de Kwabena, interprétée par Jo Martin] lui démontre son amour en le soutenant », a expliqué Salmon. « Son oncle pense, ‘C’est mignon, mais tu dois payer ton loyer. Tu dois travailler pour acheter un terrain et viser le mariage comme ton cousin. J’ai des enfants et c’est ce qu’est le succès.’ »
« Je pense donc que c’est vraiment un choc des générations et aussi une question de sacrifices. On plaisante même sur le fait qu’il rêvait de devenir chanteur et que, à son époque, cela n’était pas envisageable », poursuit-il. « Pour nous, il s’agit simplement de montrer la différence entre les époques et comment l’amour se manifeste selon ta manière de voir le monde. »
La réalité à laquelle font face de nombreux créateurs
Salmon affirme aussi que la lutte de Kwabena pour percer rappelle l’expérience de nombreux artistes dans la vie réelle. Si beaucoup rêvent de célébrité et de succès, ils se heurtent parfois à la nécessité d’accepter un travail bien rémunéré — même s’il ne correspond pas exactement à leur passion — afin de pouvoir payer leurs factures.
« Surtout chez les créatifs noirs au Royaume‑Uni — et sans doute aussi aux États‑Unis — il y a souvent des moments où l’on peut critiquer ceux qui acceptent des jobs… ‘Pourquoi ferais‑tu ça ?’ — et cela, c’est le travail. C’est un métier comme un autre, non ? Je suis sûr que les comptables vivent la même chose. Les enseignants, les infirmières : ils n’aiment pas nécessairement chaque établissement ou contrat, mais ils doivent travailler », a-t-il expliqué.
« Ce que nous n’avons pas les réponses, nous choisissons de le montrer », a-t-il ajouté au sujet de la série. « Présenter simplement les deux perspectives. Oui, Dreaming While Black est l’une de ces séries que j’essaie d’aborder avec intégrité, mais tout le monde ne peut pas faire de même. Cela ne signifie pas que c’est bien ou mal. Nous proposons juste aux spectateurs de se faire leur propre idée. »
Dreaming While Black Saison 2 est disponible en streaming sur Paramount+.





