Le réalisateur et scénariste Ian Tuason, accompagné par les interprètes Nina Kiri et Adam DiMarco issus d’Undertone, expliquent en détail comment les couches de son et d’émotion ont nourri l’atmosphère oppressante du film distribué par A24.
Tuason a confié à Trey Mangum, rédacteur en chef de Pagesafrik.info et Shadow and Act, qu’il avait « toujours pressenti » que le métrage s’appuierait davantage sur une narration par le son que sur l’esthétique visuelle.
« Il y avait des moments précis où je voulais insérer des pleurs de bébé ou un coup sourd, et j’écrivais cela en relation avec le cadre », a-t-il expliqué. « Par exemple, côté cadre gauche, il y a un murmure. Puis j’ai transmis tout ça au monteur son afin qu’il sache où positionner chaque bruit. Cela a été vraiment déterminant pour l’expérience que nous voulions créer. »
Nina Kiri sur la tension claustrophobe du film
L’actrice qui interprète Evy, podcasteuse, souligne que le fait que la majeure partie de l’horreur se déploie dans une seule pièce renforce la tension du récit. La situation prend une dimension émotionnelle encore plus forte, car les événements inquiétants touchent aussi la mère mal en point d’Evy, qu’elle prend sous sa protection.
« Tout se déroulant en un seul lieu apporte une forme de claustrophobie palpable dès l’entrée dans l’espace », explique-t-elle. « Le cadre apporte énormément sans que j’aie besoin d’en faire beaucoup. Et puis cette impression, autour des scènes avec Mama, il y a une culpabilité de soignant et de parent qui est incroyablement présente. Je connais ce sentiment de culpabilité parentale ; on le porte tous un peu en nous. Mais il se mêle aussi à cette culpabilité religieuse, et ce mélange rend les scènes avec Mama particulièrement naturelles pour moi. »
Adam DiMarco interprète tout par la voix
Pour DiMarco, qui n’apparaît pas physiquement à l’écran, l’exercice passe par une performance vocale qui contribue à la tension du film. Il précise que ce rôle l’a conduit à adopter une approche légèrement différente de celle de ses performances habituelles à l’écran.
« Il y a une véritable liberté à ne pas avoir à être devant une caméra », affirme-t-il. « Le défi consiste aussi à transmettre toute la performance uniquement par la voix, sans micro-expressions ni langage corporel — ce que j’adore en tant qu’acteur physique… mais ce jeu était extrêmement libérateur, car ils peuvent couper tout ce qui ne passe pas par le son. J’ai donc proposé plein d’options. »
Regardez l’entretien intégral ci-dessous.
Undertone raconte ce qui survient après que l’hôte d’un podcast populaire sur le paranormal reçoit des enregistrements effroyables et les partage avec son auditoire. Le film met également en vedette Keana Lyn Bastidas et Jeff Yung.
Undertone est actuellement en salles.





