Le nouveau long métrage de Tyler Perry sur Netflix offre aux fidèles une immersion privilégiée dans une journée passée aux côtés de Joe.
Les inconditionnels de Madea connaissent bien son frère, Joe. Après être apparu dans douze films variés autour du personnage, ce dernier occupe désormais une place centrale dans Tyler Perry’s Joe’s College Road Trip.
Allongement du temps à l’écran avec Joe
« Franchement, cela a été synonyme de libération », confie Jermaine Harris, qui interprète B.J., le petit-fils de Joe dans le film et qui a eu l’opportunité de travailler aux côtés de Tyler Perry dans ce rôle, lors d’un entretien récent accordé à Shadow and Act de Pagesafrik.info.
« Il m’a accordé une grande marge de manœuvre sur le plateau, notamment pour certaines scènes. Si jamais une idée me venait, il m’a donné carte blanche pour l’explorer. Comme c’est la première fois que Joe bénéficie d’un temps d’apparition aussi long dans une œuvre, il a permis d’explorer les multiples facettes de son esprit, la façon dont il pense et appréhende les choses. On le voit véritablement évoluer et modifier son état d’esprit tout au long du film, sans toutefois tout dévoiler. La plupart du temps, on le voit être cette voix dans le coin, parfois folle, sans pour autant qu’il ne change réellement ou n’envisage les autres, et c’est ce que nous pouvons approfondir dans ce métrage.»
Comment le film parle de la connexion entre les générations
B.J. incarne clairement la Génération Z, ouverte au changement, prête à remettre en question ce qui paraît éthiquement discutables et guidée par les évolutions technologiques, que ce soit son téléphone portable ou la voiture électrique qu’il conduit.
À l’inverse, même sans le dire exprès, Joe s’inscrit davantage dans la génération des baby-boomers: très affirmé et sans détour quand il exprime son avis. Malgré leurs profils très différents, les personnages partagent plus de points communs qu’il n’y paraît, ce que le spectateur perçoit progressivement au fil du récit.
« B.J. illustre véritablement une mentalité d’inclusion, tout en restant attentif à autrui au-delà de lui-même », affirme Harris. « Mais cela peut aussi lui porter préjudice sur le long terme, car, au quotidien, il s’en sert presque comme d’un tremplin ou comme d’un refuge, en dépit de vivre des expériences variées. Je pense qu’il incarne avant tout une attitude de compréhension. Il demeure constamment vulnérable. »
Il poursuit : « Quant à la relation entre B.J. et Joe, elle les pousse à écouter et à adopter des perspectives différentes, tout en les amenant à se regarder avec un autre œil. En tant que représentant de la Génération Z, on peut avoir tendance à juger la génération précédente pour ses erreurs, mais elles apprennent aussi des expériences vécues avant elles. Avec le temps et l’évolution des personnes et de la famille, il devient clair que les erreurs ne sont pas toujours intentionnelles et que les points de vue peuvent changer. Cela peut inciter chacun à demander à ses aînés: “Comment as-tu grandi? Qu’est-ce que tu as vécu?” et, mutatis mutandis, les aînés à regarder leurs petits-enfants ou leurs enfants et se dire: “D’accord, je comprends mieux.” »
Tyler Perry’s Joe’s College Road Trip est désormais disponible sur Netflix.





