Culture

Laila Edwards devient la première femme noire à remporter l’or olympique en hockey féminin US.

Laila Edwards est devenue la première femme noire à remporter une médaille d’or olympique au nom des États-Unis dans le hockey féminin, lors des Jeux olympiques d’hiver de 2026 à Milan-Cortina. Cet accomplissement constitue un jalon important pour les femmes noires évoluant dans ce sport.

Comment Edwards et l’équipe des États‑Unis ont-elles décroché l’or ?

Âgée de 22 ans et originaire d’Ohio, Edwards a scellé la victoire en participant à la défaite du Canada par 2 buts à 1 après prolongation lors de la finale pour l’or. En plus de ce premier historique, Edwards devient également la première femme noire à représenter les États‑Unis lors des Jeux Olympiques.

Elle a joué un rôle déterminant dans le remontée de l’équipe: une frappe précise en fin de temps règlementaire a été déviée par l’attaquante américaine Hilary Knight, permettant d’égaliser le score à 1–1. Les États‑Unis ont ensuite pris l’avantage en prolongation lorsque l’attaquante Megan Keller a inscrit le but de la victoire. Quelques jours plus tôt, Edwards avait marqué lors d’un match contre l’Italie, propulsant l’équipe vers un net succès 6–0, rapporte Teen Vogue.

Edwards figurait parmi les trois femmes noires présentes sur la glace ce jour‑là, aux côtés de deux joueuses noires du côté canadien, l’attaquante Sarah Nurse et la défenseure Sophie Jaques. Ces deux joueuses jouent également ensemble pour les Vancouver Goldeneyes, de la Professional Women’s Hockey League, selon The Atlantic.

Edwards sur le soutien de ses parents à sa carrière : « Ils sont la raison de ma présence ici »

Née et élevée à Cleveland, dans l’Ohio, Edwards venait tout juste de fêter ses 22 ans le 25 janvier, en amont des Jeux Olympiques de Milan-Cortina. Elle a commencé le patinage artistique à l’âge de trois ans avant d’opérer une transition vers le hockey à cinq ans, réalisant que ce sport était fait pour elle, selon NBC.

Bien que ce soit un rêve d’enfance, elle affirme que ses parents — Robert Edwards, ancien joueur de hockey, et Charone Gray-Edwards — ont été ceux qui l’ont encouragée à donner le meilleur d’elle-même.

« Que ce soit du temps ou de l’argent… ce sont eux qui m’amènent jusqu’ici », a-t-elle confié à People. « Cela peut paraître cliché, mais c’est très vrai. Les tournois où j’allais pour obtenir de l’exposition et progresser coûtaient énormément d’argent. On serait probablement mieux lotis si je n’avais pas pratiqué le hockey. »

« La glace coûte cher. Puis il faut aussi payer un entraîneur et l’équipement », a poursuivi Edwards. « Je ne parviens pas à trouver les mots pour décrire à quel point ils ont investi dans tout cela, quittant même leur travail pour m’emmener à un match ou à un entraînement. »


Aminata Joly

Aminata Joly

Journaliste française, née au Congo, je m’intéresse aux dynamiques sociales, culturelles et politiques qui traversent les communautés noires, en France et ailleurs. À travers mes articles, je cherche à questionner les récits dominants et à mettre en lumière des voix souvent marginalisées. Mon travail s’inscrit dans une démarche engagée, documentée et résolument antiraciste.