Culture

La cote d’approbation historiquement basse de Trump chute encore au 500e jour.

Selon un sondage publié récemment, le niveau net d’approbation du président Donald Trump atteint son point le plus bas à ce jour, reflétant une hausse du mécontentement des Américains face à la façon dont il exerce ses fonctions. Il vient d’atteindre la barre des 500 jours passés à la Maison-Blanche.

Que révèle l’enquête sur l’approbation de Trump ?

L’hebdomadaire The Economist, qui exploite les données issues des enquêtes YouGov, affirme que Trump est devenu le président le moins populaire de l’histoire depuis le démarrage des relevés sur l’évaluation présidentielle en 2009. Le sondage, publié le 2 juin, indique que plus de 60 % des Américains désapprouvent son action à la tête de l’État, tandis que son indice d’approbation est négatif de 25 points — le plus bas jamais enregistré dans cette série.

Une enquête menée auprès de 1 604 adultes entre le 29 mai et le 1er juin montre que les niveaux d’approbation de Trump ne cessent de décliner après avoir atteint des creux similaires lors du sondage de la semaine précédente (22 au 26 mai). Selon USA Today, seulement 34 % des Américains approuvent son travail, contre 59 % qui désapprouvent.

Cette régression coïncide avec une majorité d’Américains qui estiment que le conflit avec l’Iran a été une « mauvaise décision », et avec des préoccupations économiques croissantes : plus des trois quarts des électeurs jugent les conditions économiques comme plutôt médiocres ou mauvaises, et 59 % pensent que la situation se dégrade, selon le sondage.

Les États‑Unis et l’Iran ont chacun avancé des propositions pour mettre fin à la guerre au Moyen‑Orient

Au début du mois de mai, un article de Pagesafrik.info indiquait que Trump avait écarté la réponse iranienne à une proposition de paix américaine visant à mettre fin au conflit de dix semaines. Les États‑Unis et l’Iran se sont rejeté des éléments clés de leurs propositions respectives, les responsables américains se concentrant sur le démantèlement du programme nucléaire iranien et la limitation de ses capacités balistiques. L’Iran, pour sa part, cherchait à préserver un cessez‑le‑feu en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, artère commerciale pétrolière mondiale cruciale.

Le conflit a alimenté une inflation ascendante et une hausse des prix du carburant, deux points de préoccupation majeurs pour une grande partie des Américains. D’après le sondage, l’opinion sur l’inflation et les coûts a atteint un niveau net historiquement faible pour Trump, à −43. Cette tendance coïncide avec une hausse des prix de l’essence depuis le début du conflit, passant d’un peu moins de 3 dollars le gallon à 4,48 dollars.

Si le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a assuré que des mesures d’allègement économique arriveraient, les messages parfois irréguliers de l’administration sur la guerre alimentent le scepticisme d’un grand nombre d’Américains.

Que disent les électeurs des différents partis sur l’évaluation de Trump ?

Les électeurs indépendants se montrent de plus en plus insatisfaits de son action au pouvoir, avec 71 % déclarant désormais désapprouver son travail en tant que président, selon le dernier sondage Economist/YouGov cité par USA Today.

L’étude souligne aussi que les plus bas niveaux d’approbation de Trump se situent dans les États qui élisent démocrates, tandis que les électeurs résidant dans des États républicains lui demeurent plus favorablement disposés. Toutefois, ces chiffres faibles pourraient compliquer la tâche des Républicains lors des élections de mi‑mandat, même si les candidats soutenus par Trump continuent de remporter un grand nombre de scrutins lors des primaires du GOP.

À la date du 2 juin, les moyennes d’opinion issues de The New York Times, du The Silver Bulletin et de RealClearPolitics situent l’approbation de Trump entre environ 38 % et 40 %, tandis que son taux de désaccord se situe autour de 57 % à 58 %, rapporte USA Today.


Aminata Joly

Aminata Joly

Journaliste française, née au Congo, je m’intéresse aux dynamiques sociales, culturelles et politiques qui traversent les communautés noires, en France et ailleurs. À travers mes articles, je cherche à questionner les récits dominants et à mettre en lumière des voix souvent marginalisées. Mon travail s’inscrit dans une démarche engagée, documentée et résolument antiraciste.