Culture

Enquête sur le racisme envers Angel Reese : ce que la WNBA a découvert sur ses remarques

La WNBA a annoncé mardi que l’enquête menée suite à une accusation de comportement raciste de la part de certains fans lors d’un match récent entre le Chicago Sky et l’Indiana Fever, à l’enceinte Gainbridge Fieldhouse d’Indianapolis, il y a près de deux semaines, n’avait pas pu confirmer la véracité de ces allégations.

La WNBA incapable de confirmer des propos racistes de la part des supporters

La ligue a publié un communiqué dans lequel elle indique : « Nous avons mené une investigation concernant le rapport d’un comportement raciste dans les environs de la zone de jeu lors de la rencontre opposant le Chicago Sky à l’Indiana Fever, le 17 mai 2025. » Elle précise qu’après analyse des différentes sources impliquées — notamment les supporters concernés, le personnel des équipes, celui de l’arène ainsi que l’examen de supports audio et vidéo de la partie — aucune preuve n’a pu être apportée pour étayer ces accusations. La WNBA poursuit en affirmant son engagement pour un environnement sûr et inclusif : « La ligue reste déterminée à promouvoir un cadre respectueux pour tous et continuera à rester vigilante dans l’application de notre code de conduite destiné aux spectateurs. »

Cette déclaration a été diffusée via un message publié sur Twitter, où la communication officielle de la ligue a été relayée dans la journée du 27 mai 2025.

Les propos dénoncés se seraient produits lors de l’ouverture de la saison Sky-Fever

L’annonce de la WNBA intervient un peu plus d’une semaine après le début d’une enquête concernant des commentaires haineux présumés adressés à la joueuse Angel Reese, de l’équipe du Sky, lors de l’ouverture de la saison face aux Fever le 17 mai dernier. Selon un rapport d’ESPN, ces remarques à connotation raciste auraient été proférées après une faute sifflée contre Reese par la joueuse d’Indiana, Kelsey Mitchell, dans le troisième quart-temps du match. Reese n’a pas accepté cette faute, qui a été ultérieurement requalifiée en faute flagrante de catégorie 1, ce qui a conduit à des techniciens pour elle-même ainsi qu’une joueuse d’Indiana, Aliyah Boston. Un bref échange entre Reese et la joueuse d’Indiana a été rapidement apaisé grâce à l’intervention de Boston, qui a joué un rôle de médiatrice.

Il convient de souligner que la rivalité universitaire entre Reese et Clark s’est poursuivie à travers leur passage dans la WNBA, où elles se sont rencontrées à sept reprises jusqu’à présent. Après la rencontre, toutes deux ont minimisé l’incident en le qualifiant d’épisode classique sur un terrain de basketball, insistant sur leur volonté de tourner la page et de ne pas laisser cet épisode gâcher leurs relations sportives.

Support de Reese et Clark à l’enquête menée par la ligue

Malgré l’absence de déclarations explicites sur le sujet lors des conférences de presse précédant la victoire de l’Indiana, les deux joueuses ont exprimé leur soutien à l’enquête approfondie menée par la ligue concernant ces allégations. Angel Reese a déclaré la semaine dernière, selon CNN, : « Je pense que la WNBA, ainsi que notre équipe et notre organisation, ont parfaitement bien réagi pour me soutenir dans cette situation. » Elle a ajouté : « J’ai traversé de nombreuses épreuves ces dernières années, mais le soutien que je reçois et l’amour de la part de mon organisation sont des choses que je ne pourrais jamais imaginer ne plus faire partie. »

Quant à Caitlin Clark, après l’entraînement du 19 mai, elle a confié : « Evidemment, nous souhaitons que chaque personne qui entre dans notre arène passe un bon moment, que ce soit un joueur ou un spectateur. » Elle a également souligné : « Je tiens à saluer la démarche de la ligue dans cette investigation et je remercie la franchise de l’Indiana Fever d’avoir été proactive dès le début dans cette affaire. »

Communiqués des franchises après l’enquête de la WNBA

Les deux franchises impliquées ont elles aussi publié des déclarations pour exprimer leur soutien à la décision de la ligue d’étudier ces incidents. Adam Fox, président et directeur général du Chicago Sky, a déclaré mardi : « Nous apprécions la réaction rapide de la ligue ainsi que celle de l’Indiana Fever dans le traitement de cette affaire. Leur sérieux dans l’enquête montre l’importance qu’ils accordent à la lutte contre la haine lors de nos rencontres, et nous continuerons à soutenir ces démarches. »

De son côté, Mel Raines, président et propriétaire des Indiana Fever, a affirmé : « Nous saluons la rigueur du processus de vérification engagé par la WNBA. Ces accusations n’ont pas été confirmées, et cela témoigne de notre engagement pour maintenir un esprit sportif respectueux. » Il a souligné l’importance pour la ligue et ses clubs d’adopter une posture ferme contre toute forme de discrimination ou de comportement inapproprié lors des matchs.

En somme, la ligue et les clubs ont tous montré leur volonté de continuer à œuvrer pour un environnement où chaque acteur — qu’il soit joueur ou spectateur — peut évoluer sans crainte de discrimination ou d’incidents nuisibles, confirmant ainsi leur engagement dans la lutte contre tout comportement inacceptable.

Aminata Joly

Aminata Joly

Journaliste française, née au Congo, je m’intéresse aux dynamiques sociales, culturelles et politiques qui traversent les communautés noires, en France et ailleurs. À travers mes articles, je cherche à questionner les récits dominants et à mettre en lumière des voix souvent marginalisées. Mon travail s’inscrit dans une démarche engagée, documentée et résolument antiraciste.