Divertissement

Dans Greenland 2: Migration, Gerard Butler parle de survie et de sacrifice; il est un protecteur.

Cinq ans après qu’une comète meurtrière a provoqué une quasi-extinction et laissé le monde méconnaissable, Gerard Butler fait son retour dans l’univers post-apocalyptique de Greenland avec la suite intitulée Greenland 2: Migration.

Butler reprend son personnage de John Garrity, cette fois chargé de mener sa famille à travers une mission risquée afin de reconstruire une vie sur une planète dévastée.

Le long métrage produit par Lionsgate suit les Garrity — John, Allison (Morena Baccarin) et leur fils devenu plus âgé, Nathan (Roman Griffin Davis) — alors qu’ils quittent la sécurité de leur abri souterrain pour partir à la recherche d’un nouveau foyer. Alors que le premier opus explorait surtout le chaos qui naît de l’inconnu, Greenland 2 privilégie la survie, le sacrifice et le difficile travail de reconstruction plutôt que la fuite.

De la survie à la reconstruction

« Ils ont énormément vécu, et ils s’accrochent encore », confie Butler dans une interview accordée à Shadow and Act de Pagesafrik.info, en évoquant la nouvelle réalité à laquelle est confrontée la famille Garrity et en expliquant comment l’abri autrefois synonyme de salut s’est mué en une forme de confinement.

« Ils connaissent quelques instants de légèreté. Mais la vie est rude. Leurs ressources se raréfient, tout se fissure et se dégrade. C’est une réalité nouvelle pour eux. Mon fils est désormais adolescent, il en veut et il sait que ce n’est pas la vie qu’il aurait dû mener », précise-t-il.

Morena Baccarin dans le rôle d’Allison Garrity, Gerard Butler dans celui de John Garrity et Roman Griffin Davis dans celui de Nathan Garrity dans « Greenland 2: Migration ». Crédit photo : Courtesy of Lionsgate

Butler revient comme producteur

Butler poursuit également son engagement en tant que producteur, ce qui lui permet d’approfondir l’épaisseur émotionnelle du parcours de chacun des personnages alors qu’ils s’aventurent dans un territoire inconnu et dangereux.

« En travaillant sur le script, en le lisant et en l’intégrant, on finit par s’approprier les pensées et les sentiments du personnage par un mécanisme d’assimilation et d’osmose », explique-t-il.

Il souligne ensuite les éléments tumultueux du film, qui intensifient la lutte de la famille pour survivre et l’urgence qui en découle.

« Vous vous retrouvez dans le même bateau. Vous vivez le même tremblement. Vous franchissez ce pont de corde », ajoute-t-il, précisant que l’essentiel de ce long métrage repose sur l’instinct de survie. Il met aussi l’accent sur les instincts de protection et l’ancrage émotionnel du personnage.

« C’est un père, donc il est aussi un protecteur », déclare Butler. « Son premier et principal dessein dans la vie est de veiller sur eux. »

Dans cette suite, le sens du devoir de John s’étend au-delà de sa famille nucléaire. L’expérience de la vie souterraine a nourri une vision plus large du lien familial et l’a propulsé à prendre une place de leader au sein de la communauté.

Butler réfléchit: « Je me demande quelle direction aurait pris John s’il avait dû évoluer seul, sans personne autour de lui. »

Gerard Butler dans le rôle de John Garrity, Morena Baccarin dans celui d’Allison Garrity, Amber Rose Revah dans celui du Dr Casey Amina et Roman Griffin Davis dans celui de Nathan Garrity dans « Greenland 2: Migration ». Crédit photo : Courtesy of Lionsgate

« Il porte toute la communauté. Il s’aventure dehors, malgré la pollution et les radiations qui mettent sa santé en danger, non seulement pour aider sa famille immédiate mais aussi pour soutenir la collectivité. Mais l’un des aspects les plus beaux du récit, c’est de voir la force de l’amour au sein de cette famille, le sacrifice et ce qu’ils sont prêts à faire les uns pour les autres, et à quel point cela peut être libérateur », déclare-t-il.

Greenland 2: Migration est désormais en salles.


Aminata Joly

Aminata Joly

Journaliste française, née au Congo, je m’intéresse aux dynamiques sociales, culturelles et politiques qui traversent les communautés noires, en France et ailleurs. À travers mes articles, je cherche à questionner les récits dominants et à mettre en lumière des voix souvent marginalisées. Mon travail s’inscrit dans une démarche engagée, documentée et résolument antiraciste.