Yahya Abdul‑Mateen II et le réalisateur Steven Caple Jr. décryptent ce qui anime John Creasy, ancien agent des forces spéciales, dans la nouvelle série de Netflix intitulée Man on Fire.
Dans une échange avec Pagesafrik.info par le biais de Shadow and Act, Abdul‑Mateen précise que son personnage, John Creasy, avance sans grande assurance, tout en cherchant à se racheter.
« Je pense que si on est lundi, Creasy s’accroche juste pour atteindre mardi, tu vois ? » a‑t‑il déclaré. « Et puis, s’il parvient à atteindre mardi, il se réveille parfois en se demandant pourquoi il est arrivé jusque-là, mais comme il y est arrivé, il faut maintenant tenter d’aller jusqu’à mercredi. » Il poursuit en ajoutant que ce personnage a bien du mal à tenir le cap, et que c’est une tâche immense de simplement avancer. « Et ensuite, on le met responsable du destin d’autrui, et de nombreuses autres personnes à bien des égards. En somme, il cherche surtout à mener à bien cette mission pour pouvoir se recentrer sur lui-même. »
Il ajoute que Creasy se retrouve par hasard au cœur d’un événement qui le réanime. « Je pense qu’il adopte une mentalité du type : “Si je pouvais juste tout mettre au carré. Il faut que tout soit parfait pour m’occuper de tout, puis passer à l’étape suivante.” Mais on sait que ce n’est pas ainsi que fonctionne la vie. Tout ne s’arrange pas simultanément. Ce n’est pas la réalité. Or, c’est précisément cette tension entre l’effort et les limites qui nourrit le drame et le divertissement de l’histoire. »
Caple évoque également son chemin personnel en tant que réalisateur, passant de la télévision au cinéma.
« Quand j’ai commencé à travailler sur grown-ish avec Kenya Barris, j’ai eu la chance que Kenya soit encore en Phase 1 et qu’il soit en train de peaufiner le style. Il m’a dit : “Je veux que tu viennes et que tu crées le style.” » raconte-t‑il. « …La manière dont Kenya travaillait, il ouvrait la porte et moi, je me retrouvais dans la salle des scénaristes. Je le voyais jongler entre black-ish et grown-ish simultanément. Le voir opérer ainsi m’a énormément impressionné. J’ai donc énormément de respect pour l’univers télévisuel, et surtout pour Kenya et sa façon de fonctionner. »
« Cela m’a donné une perspective différente », poursuit‑il. « Je me suis dit : “Ah, c’est fascinant de superviser une série entière.” En film, on dispose d’une heure et demie à deux heures pour raconter une histoire complète, alors que dans une série, huit épisodes et potentiellement plusieurs saisons exigent que les spectateurs restent investis. C’est un défi en soi. »
Regardez l’intégralité de l’entretien ci‑dessous. Man on Fire est actuellement disponible en streaming sur Netflix.





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