Vie syndicale : L’ I’Union des Syndicats du Congo déplore l’existence du travail dissimulé ou au noir

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Anne Marie Nzila, présidente de l’Union des Syndicats du Congo (USC).

Les syndicalistes, membres de l’Union des Syndicats du Congo (USC) ont déploré,  le 7 octobre 2017 à Brazzaville, l’existence du travail dissimulé ou au noir dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, de la boulangerie, de la pâtisserie, de l’Artisanat, des travailleurs du transport urbain, du personnel domestique et des techniciens de surface ; des pharmacies et cabinet médicaux; du commerce ; des écoles privées ; des médias privés; des bâtiments et travaux publics et de la Sous-traitance pétrolière.

L’USC a fait ce constat à l’occasion de la célébration de la journée mondiale sur  le travail décent. Elle a également noté la non-application du SMIG actuel dans certaines entreprises, et qu’il ne répond plus aux besoins d’aujourd’hui. L’Etat et le patronat peinent à fixer le montant du SMIG à 120.000frs et le maintiennent à 54.000frs.

Les membres de I’USC ont également constaté avec regret, que la crise économique traversée par plusieurs pays est un facteur expliquant les atteintes au droit du travail et aux droits sociaux de la part du patronat et du gouvernement. Avec cette crise, le travail est sous-évalué et l’on assiste à de nombreux licenciements et au retard de paiement des salaires

Les membres de I’USC ont aussi désapprouvé l’environnement socio-économique dans laquelle évoluent les syndicats congolais, qui dépourvus de ressources financières pour assurer leur indépendance d’action, sont aujourd’hui inféodés. Les syndicats congolais ont perdu leur mission revendicative qui se réduit  à celui de relais ou de sapeurs-pompiers ou mieux, des faire-valoir.

Pour eux, le syndicat a ainsi perdu ses lettres de noblesses et sa crédibilité devant les travailleurs trahis et abandonnés. Ils ont reconnu que le syndicalisme d’action avec des travailleurs courageux a beaucoup d’avantages pour relever les défis provoqués par d’importants changements économiques et technologiques dans le monde du travail.

L’USC adhère aux conclusions de la Fédération Syndicale mondiale(FSM) qui a appelé à un engagement mondial pour le respect des droits et libertés d’association, à la négociation collective et aux conditions de travail équitables pour les immigrés, lors de la journée d’action syndicale célébrée le 3 octobre 2017 par tous les affiliés.

Seuls, des syndicats forts, animés par des syndicalistes rompus pour l’action et loin des ambitions égoïstes, soutenus par une législation du travail solide et correctement appliqués, alliés au droit à la négociation collective, sont nécessaires pour aider les travailleurs à obtenir des conditions de travail équitables et décentes.

A cet effet, I’USC invite les jeunes travailleurs à ne pas avoir peur de se syndiquer en vue du renouvellement de la classe syndicale.

Pour tous ceux qui croient aux conditions travail équitables, à la protection des acquis sociaux et en la justice sociale doivent rejoindre les rangs de I’USC, centrale syndicale qui a décidé de faire le syndicat.

Le travail décent

Depuis quelques années, l’organisation Internationale du Travail (OlT) définit le travail décent comme étant les aspirations des personnes dans leur vie active, cela implique < des possibilités de travail productif et rentable, de sécurité au travail et de protection sociale pour les familles, de meilleurs perspectives de développement personnel et d’intégration sociale, de la liberté de gens d’exprimer leurs préoccupations, d’organiser et de participer aux décisions qui influent sur leur niveau de vie, de l’égalité des chances et de traitements pour toutes les femmes et les hommes >.

Analysant la situation du travail décent au Congo en cette année 2OL7, les participants à cette manifestation ont fait un constat très amer sur les attentes des travailleurs congolais.

Si les 66.000 travailleurs émargeant dans la fonction publique congolaise ont des possibilités de travail productif et rentable, de sécurité au travail et de protection sociale, la liberté d’exprimer leurs préoccupations; la situation est inconfortable pour les travailleurs du secteur privé au Congo, dans ce secteur, on ne peut pas parler d’un travail décent, avec des violations perpétrées du code du travail, des conventions collectives qui ne sont pas correctement appliquées.

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