TRIBUNE. Non au glissement ni une transition au Congo-Brazzaville

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OPINION. A trois (3) mois des élections présidentielles, l’opposition Congolaise constitutionnelle veut mettre à profit son plan B d’un glissement ou une transition tout en récusant les conclusions de la Concertation politique de Madingou.

Nous assistons à un amateurisme politique de cette opposition officielle qui joue pleinement au jeu du pouvoir et qui ne veut pas perdre ses acquis. La bande de Pascal Tsatsi Mabiala, Parfait Kolelas et Munari ne manifeste pas une réelle volonté de conquérir le pouvoir mais de préserver leurs acquis et statuts respectifs.

Après leur conférence de presse pour manifester leur indignation sur ce qui a été arrêté à Madingou, l’opposition officielle implicitement veut nous proposer leur plan macabre et sordide de glissement ou transition en évoquant des raisons farfelues qui ne tiennent pas la route.

La pandémie du Coronavirus ne peut pas empiéter sur le calendrier électoral conformément à la constitution du 25 octobre 2015. Depuis plus de 51 ans d’existence, le PCT ne sait-il pas que diriger, c’est prévoir et anticiper?

Aucun pays démocratique n’a bouleversé son calendrier électoral à cause du Coronavirus ou de la crise économique. La Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée Conakry, les États-Unis, le Brésil, etc…tous ces pays ont organisé des élections malgré la pandémie et la crise économique due au COVID19.

Faire un glissement ou une transition avec quelle constitution?avec quelles institutions ?avec quel parlement ?

Les Congolais ne sont plus dupes, le glissement ou la transition va ouvrir une période d’instabilité politique dans le pays. Nous appellerons à la désobéissance civique. Le Congo n’est pas une propriété privée de Denis Sassou Nguesso, du PCT, ni de cette opposition corrompue mais un bien commun que nous devons tous préserver.

Les différentes guerres civiles que nous avons connues dans ce pays doivent nous servir d’exemple.

La politique doit être au service de la population, le bien être des Congolais doit être la priorité des politiques et non leurs ventres.

Nous sommes vigilants et cette fois-ci ne nous laisserons pas les politiciens véreux jouer avec l’avenir de nos compatriotes.

“Qui baigne ses mains dans le sang les lavera dans les larmes.”

Evrard NANGHO

Président national du Modec.

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