La société indienne Seftech envisage de produire le ciment au Congo

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Le président de la société Seftech, M. Mahesh Chaturved, a déclaré le 16 janvier 2015 à Brazzaville, au sortir d’une audience auprès d’un ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé, M. Isidore Mvouba, son intention d’installer son entreprise au Congo et d’investir dans le domaine du ciment.

Cette cimenterie rejoint celles de Loutété qui est passé par plusieurs dénominations avant d’être dénommée Société Nouvelle des ciments du Congo (Sonocc) qui est dans sa phase d’extension dans la ferme intention de faire passer sa production de 120.000 à 300.000 tonnes de ciment par an ; des sociétés Diamond Cement à Mindouli dans le département du Pool et dont les travaux de construction sont en cours, le premier sac de ciment étant attendu pour juin 2015; de la cimenterie Forspak en service dans la préfecture du Niari et localisée à Louvakou à quelques kilomètres de la ville de Dolisie mise en service en 2013 avec une capacité de 600 000 tonnes par an.
Le coût des travaux de cette société en perspective est évalué à 27,5 milliards FCFA et sera financé par une ligne de crédit d’Eximbank avec une capacité journalière de production estimée à 600 tonnes par jour.
Une autre cimenterie sera basée à Hinda dans le département du Kouilou.Vers la baisse de prix du ciment ?
On est tenté de répondre par l’affirmative au regard du nombre de cimenteries dont va disposer le Congo dans un avenir très proche. Le Congo vogue vers une situation de prix amélioré du sac de ciment et conséquemment de la tonne de ciment. Le congolais pourrait se poser la question de savoir la raison pour laquelle le prix du ciment ne baisserait pas. Avec la Sonocc, Forspack, le ciment importé, Mindouli, Hinda et Madingou, le congolais pourrait profiter de cette diversification de l’économie pour établir de très bons rapports avec cette denrée.
Aux lendemains des violences des années 90 et du début des années 2000, ceux qui s’aventuraient dans la construction avaient la langue pendante. Le prix du sac de ciment atteignait les 15 000 FCFA et les 300 000 FCFA pour une tonne. Il vacille toujours entre 6 250 FCFA soit 125 000 FCFA la tonne et 7 500 FCFA ou 150 000 FCFA la tonne. Mais le poids du sac n’est pas au rendez-vous. Il est pourtant de notoriété publique qu’un sac de ciment pèse 50 kg au sortir de l’usine mais le poids actuel sur le marché n’atteint pas les 50kg exigés. Il est souvent de 45kg ou de 40kg et descend parfois jusqu’à 35kg.
Des laboratoires constitués de jeunes gens procèdent au retrait de ces quelques kilogrammes de ciment par sac avec la complicité des promoteurs de ces dépôts. Les vendeurs refusent souvent de vendre dès livraison, ils préfèrent ne débuter la vente que le jour suivant la livraison, le temps de s’enfermer toute la nuit.
Obtenir une tonne de ciment relevait d’un véritable exercice de relations humaines. Plusieurs vendeurs ne l’exposaient plus dans leurs dépôts mais dans leurs maisons. Le vendeur fixait le prix sans sourciller et rappelait que c’était à prendre ou à laisser.
Les sacs de ciment vides sont recherchés par les tenanciers de dépôts de ciment qui sous traitent avec des enfants ou des maçons. Dans plusieurs chantiers, des jeunes ramassent les sacs vides ou les rachètent pour refaire leurs sacs.

Des efforts vains pour maîtriser le prix.
Dans le cadre de la lutte contre cette espèce d’hydre, le ministère du commerce et des approvisionnements a vainement tenté de mettre en place des dépôts dits de référence pour imposer le prix de 5 900FCFA. Mais à ce niveau également, les efforts du gouvernement ont été vaincus par le génie de la tricherie des commerçants qui ont transformé ces dépôts en canaux d’approvisionnement d’autres tenanciers de dépôts qui les revendaient aux prix décriés.

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