RD Congo. L’exégèse d’une vidéo…

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TRIBUNE. Trois observations à tirer de cette vidéo qui met aux prises la diaspora congolaise venue accueillir le chef de l’Etat congolais à sa descente d’avion en Allemagne.

1) Les laudateurs venus de Belgique et de France pour l’acclamer ne se sont donc pas déplacés par élan patriotique spontané. Leurs revendications et complaintes prouvent à suffisance qu’ils ont été recrutés pour un service tarifé.

2) Ce service tarifé n’a-t-il pas pour objectif de tromper l’opinion publique, en voulant attribuer à Fatshi une popularité qu’il ne détient guère dans l’effectivité? Outre la déception qui doit être la sienne suite à la trahison de ses proches collaborateurs qui ont pris la triste habitude de faire la rétention de l’argent destiné à des tiers, le geste du président pour les apaiser est également dicté par la crainte qu’un tel discours crié trop haut puisse trahir et étaler au grand jour les stratégies secrètes déjà en mises en œuvre dans sa cellule préparée pour la précampagne électorale qui est déjà lancée avant même le délai imparti par la constitution.

3) Le tragique en tout ceci, c’est que la grande clameur populaire entendue dans les rues de Kinshasa, de Mbuji-Mayi, de Beni, de Bandakani etc. s’étend désormais jusqu’aux confins mêmes de la diaspora. “Bafuti biso te. Ba pesi biso mbongo te. To louer ba cars” est un cri de détresse très alarmant. En Allemagne tout comme en RDC, les tenants du pouvoir actuel donnent l’impression de confisquer tous les avantages pour un tout petit cercle de personnes autour du chef de l’Etat, à telle enseigne que même les membres de sa propre famille politique qui se fatiguent jour et nuit pour soutenir ses actions sont payés en monnaie de singe. À plusieurs reprises, ne les a-t-on pas entendus se plaindre d’être abandonnés à leur triste sort ou d’être démunis de tout sinon du strict minimum qui devrait être la rétribution du travail abattu.

L’étrange réponse du président Tshisekedi aux plaignants à la fin de la vidéo est glaçante : “ boyokela ngai mawa, depuis le matin natamboli”. Cette réponse est tout sauf celle d’un Chef pour la simple raison qu’elle n’est pas à la hauteur des attentes de ceux qui veulent le servir pour que le pays aille mieux.

Le président de la République a tout intérêt à mettre de l’ordre dans son administration afin que les salaires des membres de son parti et surtout ceux des fonctionnaires de l’état congolais cessent d’être une faveur du chef et deviennent un DROIT fondamental et inaliénable.

Par Germain Nzinga

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