RD Congo: le FMI révise à la hausse ses prévisions de croissance pour cette année et 2022

Malgré la persistance de la pandémie de COVID-19

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Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la République démocratique du Congo (RDC) pour 2021 et 2022.

« Malgré la persistance de la pandémie de COVID-19, l’économie se redresse ; la croissance pour 2021-2022 a été révisée à la hausse à 5,4% et 6,2% respectivement », a récemment annoncé l’institution financière internationale dont une équipe, dirigée par Mercedes Vera Martin, a mené des discussions virtuelles (4-13 octobre) et des réunions avec les autorités à Kinshasa du 20 au 27 octobre.

Cette croissance est soutenue par une production minière plus élevée que prévu et un rebond de la croissance des secteurs non extractifs, a expliqué l’organisme international soulignant l’inflation est restée ancrée autour de 5%.

« Les évolutions externes plus favorables qu’anticipé, soutenues par les prix élevés des matières premières, ont permis une augmentation significative des réserves internationales brutes à 3,3 milliards de dollars à la mi-octobre 2021 (contre 0,8 milliard de dollars fin 2020) », a indiqué Mercedes Vera Martin au terme de la mission estimant que cela reflète des achats de devises plus proactifs par la banque centrale et l’allocation générale de DTS reçue fin août.

Selon elle, l’augmentation des recettes fiscales a permis des dépenses supplémentaires, principalement d’investissement, sans remettre en cause la cible de déficit budgétaire pour la fin 2021.

Dans une déclaration au terme de cette mission, Mercedes Vera Martin a estimé en outre que « renforcer la mobilisation des recettes reste un objectif clé qui doit être soutenu par des progrès continus dans les réformes fiscales, y compris la modernisation et la numérisation de l’administration fiscale, l’amélioration du respect des obligations fiscales, le rétablissement du bon fonctionnement du système de TVA, la mise en œuvre du système de traçabilité des droits d’accise et la rationalisation des dépenses fiscales et des charges non fiscales ».

Soulignons que les autorités se sont engagées à améliorer la gestion des finances publiques pour limiter les dépenses non prioritaires, notamment en respectant la chaîne des dépenses, en contrôlant la masse salariale et en limitant les coûts budgétaires liés à la tarification des carburants.

Pour le FMI, « ceci est crucial pour créer de l’espace pour les dépenses favorisant la croissance dans des secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation et les infrastructures ».

Dans sa déclaration, la responsable de l’équipe du FMI a par ailleurs estimé que « l’amélioration de la gouvernance reste une pierre angulaire du programme, avec un accent continu sur le renforcement de la gestion des ressources extractives ; l’amélioration de la transparence, de la redevabilité et de l’efficacité dans la gestion des finances publiques ; la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent ».

Concernant ce dernier point, elle a noté que les autorités travaillent sur des amendements à la loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, pour répondre aux recommandations standard internationales, ainsi qu’à des amendements au cadre de la déclaration de patrimoine conformément à l’article 99 de la Constitution.

Enfin, à ses yeux, « faire avancer les réformes structurelles est essentiel pour soutenir la reprise et promouvoir une croissance plus élevée et plus inclusive ». Et pour cause, le succès du programme dépend de politiques macroéconomiques prudentes et d’un climat des affaires amélioré pour attirer les investissements privés.

Martin Kam

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