RD Congo. La bataille pour la présidence de la CENI a déjà commencé…

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TRIBUNE. De sa descente d’avion à l’aéroport international de Ndjili vendredi 8 janvier dernier, Paul Nsapu Mukulu a eu à répondre aux questions des journalistes et connaissances venus l’accueillir : « Je suis revenu, dit-il, dans mon pays pour aider que les choses avancent. Et ce que je sais faire, c’est les Droits de l’Homme  et également les élections dont je suis expert au niveau international. Je viens pour ça. »

Visiblement bien dans sa peau et sûr de ce qu’il dit, il a enchaîné : « Merci pour cet accueil. Puisque vous l’avez voulu et vous avez fait pression pour que je revienne. Me voici sur la terre de mes ancêtres.Nous allons œuvrer avec vous pour que ces élections soient les élections de la population. Les élections du peuple à la base. Voilà pourquoi je suis là. »

À la question d’un autre journaliste : « Et que dites-vous au peuple, car c’est tout Congo (sic!) qui veut te voir à la tête de la CENI? », sa réponse a été on ne peut plus claire :  « Nous allons voir. Et vous me connaissez. Paul  Nsapu n’est pas corruptible. On va satisfaire le peuple congolais. Il n’ y aura pas de déception.  Il y a eu bcp de tentatives dans le passé mais nous avons résisté. Et avec vous ensemble nous allons résister et offrir au monde un résultat spectaculaire par rapport aux questions relatives aux élections. Nous n’allons pas décevoir le peuple. »

En attendant ce résultat électoral qualifié de spectaculaire, notre devoir de mémoire nous rappelle que Paul Nsapu n’est pas sans couleur politique et qu’il n’est pas non plus le seul prétendant à la succession de Corneille Nangaa. Les manœuvres pour l’élection du futur président de la CENI et de son bureau sont dorénavant lancées sur trois fronts et avec  trois candidats respectifs en lice, notamment : Ronsard Malonda ( Kabila); Paul Nsapu (Tshisekedi) et Rety Hamuli ( Société civile).

S’il est vrai que la prérogative de proposer un candidat revient à la société civile, reconnaissons bien que sa voix n’est pas suffisamment prise en compte car de toute évidence, chaque leader de deux camps a sa propre idée à imposer au bureau de la société civile… Aux leaders de cette dernière de ne pas se laisser piéger pour enfin pouvoir garantir l’indépendance et la liberté de travail de la CENI en 2023.

Par Germain Nzinga (Chercheur indépendant)

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