RD Congo. Kisangani : marche des étudiants pour exiger la reprise des cours

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Les étudiants de différents établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire de la province de la Tshopo ont organisé, jeudi 14 janvier, une marche pacifique dans les grandes artères de la ville de Kisangani pour exiger la reprise des cours.

Cette marche partie du terrain de football de la Makiso a connu son aboutissement au gouvernorat de province où un mémorandum a été remis au gouverneur intérimaire, Maurice Abibu Sakapela. Dans ce document, les étudiants réclament la reprise des activités académiques dans les milieux universitaires.  

Environ trois mille étudiants ont pris part à cette marche non autorisée par le maire de la ville bien que saisi officiellement depuis mardi dernier.  Les éléments de la police sont venus d’ailleurs pour les en empêcher au motif que l’autorité urbaine n’avait pas donné son aval.

Convaincus par les responsables des étudiants sur l’opportunité et le caractère pacifique de cette manifestation après environ 40 minutes de discussion, les policiers ont consenti de laisser les étudiants progresser jusqu’à la destination finale sous leur encadrement.   

Calicots en main, ils scandaient des chansons hostiles au comité national de riposte et au ministre de tutelle. Pour le représentant des étudiants de la Tshopo,  Ernest Kinyama, la mesure de suspension des activités académiques est injuste.  Il faut qu’elle soit levée : 

« D’autres secteurs ne sont pas concernés comme les églises, le marché où il y a une forte concentration et ils continuent calmement et librement de vaquer à leurs occupations. Mais le secteur de l’éducation, un secteur important est bloqué, jusqu’à’ aujourd’hui. Nous avons estimé que c’est une décision injuste et c’est pourquoi nous avons marché aujourd’hui pour demander la levée de cette décision. »    

Après la lecture de leur memo devant le gouverneur de province par intérim, Maurice Abibu Sakapela, celui-ci leur a demandé de se calmer puisque leurs doléances seront transmises aux autorités nationales pour une éventuelle solution. 

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