RD Congo. Franck Diongo : « Il nous faut imposer la morale et l’éthique en politique »

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Franck Diongo Shamba, président du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP)

POLITIQUE. « Pour instaurer une vraie démocratie, il nous faut imposer la morale et l’éthique en politique », a récemment déclaré l’honorable Franck Diongo. « Le peuple congolais est mûr pour identifier les hommes et les femmes qui savent distinguer le bien du mal et qui possèdent un authentique potentiel d’améliorer la vie des gens », a aussi affirmé le président national du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP) dans un discours prononcé à l’occasion de la commémoration des massacres des combattants du parti le 19 septembre 2016 et que nous reproduisons intégralement ci-dessous:

« Combattants de la liberté et de la Démocratie,

Chers Compatriotes,

Le MLP, notre Parti est un Mouvement politique du changement radical, qui combat depuis bientôt près de 30 ans.

Le combat commencé sous la 2ème République aux côtés du Père fondateur de la Démocratie congolaise, le Dr. Etienne Tshisekedi, d’heureuse mémoire, en vue de l’instauration d’un véritable « Etat de Drois » au Congo, a bel et bien continué sous les régimes des Kabila, père et fils.

C’est ici le lieu de rappeler que sur les traces de Notre Maître, le père fondateur de la démocratie congolaise, nous avons sacrifié les plus belles années de notre jeunesse. Aujourd’hui,  nous continuons à lutter pour la libération totale du Peuple congolais.

Nous assumons cette casquette que vous avez voulu que nous portions, celle de Héros vivant pour avoir résisté à tous les régimes dictatoriaux passés, de Mobutu à Kabila Fils, en passant par Kabila Père. Les persécutions morales, physiques et politiques n’ont en rien ébranlé notre détermination pour le combat de la liberté et de la démocratie ; idéal poursuivi par le MLP, notre cher parti.

Chers Compatriotes,

Il y a 19 ans, jour pour jour, que notre parti a vu officiellement le jour. C’est l’occasion non seulement de dresser, à l’attention des Congolaises et des Congolais, le bilan de l’action du parti, d’évoquer nos sacrifices, de parler des questions essentielles de la vie nationale, mais aussi et surtout de partager nos convictions, nos valeurs et notre idéal.

La création du MLP a été motivée par le souci deux combats.

Le premier d’entre eux consiste à  l’émergence de l’Etat de Droit sous toutes ses formes. Pour le MLP, tous les hommes naissent et demeurent égaux en dignité et en droits. L’Etat de Droit implique la justice sociale et l’égalité des chances. Chaque congolais doit avoir accès à l’éducation, à la santé, à la justice, à la liberté de pensée. En un mot chaque Congolais doit pouvoir mener une vie digne ! Ce combat pour la dignité de tous les Congolais, nous l’assumerons tout au long de notre vie. Il conduit à ériger un juste Etat qui sécurise, protège et rassure tout le monde. Cela implique pour lui-même et pour le Peuple, le respect de leurs droits réciproques. Un Etat qui respecte le droit sacré à la vie. Un Etat qui garantit à chacun et à tout le monde de pouvoir vivre en paix, circuler librement et s’épanouir dans les frontières du Congo. Nous voulons que tous les Congolais se sentent fières et dignes de leur pays autant que la dignité conférée à un humain n’implique pas de devoir, sauf celui de respecter la dignité d’autrui, selon le principe de réciprocité. Pour l’Etat congolais que nous voulons, le respect de la dignité de la personne humaine devrait être regardé comme une composante de l’ordre public. Nous ne voulons plus voir des images d’hommes et de femmes sauvagement assassinés, de mamans violées, d’enfants abandonnés, de villages brûlés dans l’Est du pays. Nous ne voulons plus de tracasseries policières, de barrières routières, d’harcèlements de toutes natures. Tous les Congolais doivent se sentir libres au Congo. Notre combat consiste à réunir pour tous les Congolais, quelques soient leur sexe, leur origine, leur appartenance religieuse, leur rang social, leur âge les conditions les plus favorables à une bonne vie et à leur épanouissement. Tous les Congolais doivent pouvoir exercer leur liberté au sein d’une communauté humaine bienveillante et juste.

Notre second combat est celui de l’instauration d’une véritable démocratie avec tous ses corollaires dont entre autres, l’organisation des élections qui dotent le pays des dirigeants légitimes à tous les niveaux. Le MLP entend remettre le pouvoir à la portée du peuple congolais. Les Congolais doivent pouvoir choisir librement leurs dirigeants. Les élections congolaises doivent être démocratiques, libres, transparentes et inclusives. L’efficacité de la stratégie électorale ne doit plus jamais être l’habileté à manipuler la CENI, à instrumentaliser la justice, à corrompre les électeurs. Il faut mettre fin aux jeux du cirque qui ont dévoyé l’image de la classe politique congolaise. Le MLP défend le pluralisme politique inscrit dans notre Constitution. Notre culture et nos valeurs nous appellent à engager de vrais débats qui appellent à soumettre des vraies propositions au peuple congolais. Pour instaurer une vraie démocratie, il nous faut imposer la morale et l’éthique en politique. Le peuple congolais est mûr pour identifier les hommes et les femmes qui savent distinguer le bien du mal et qui possèdent un authentique potentiel d’améliorer la vie des gens.

Combattants de la Liberté et de la Démocratie,

Chers Compatriotes,

Aujourd’hui, disons 19 ans après, malgré les avancées observées, notamment sur le plan de l’éducation avec la gratuité de l’enseignement fondamental et sur la lutte contre la corruption pour laquelle nous appelons la Justice à appuyer les efforts de l’IGF, le chemin est encore long et difficile. C’est un chemin parsemé d’épines qui exige de nous la capacité d’organisation et de sacrifices. Des sacrifices que doivent consentir, ce jour, nos dirigeants parce qu’ils ont aussi mené ce combat.

Nous avons évoqué ci-haut des avancées qui ont été rendues possibles par le sacrifice des uns et des autres durant la période de lutte que nous avons menée ensemble.

Nos combattants ont mené un digne combat. Ils n’ont pas reculé face à la bastonnade, aux tirs de balles et aux gaz lacrymogènes. Certains sont tombés sur le champ d’honneur ! Nous sommes tenus de les honorer, car c’est de leur sang versé que le pays a connu sa 1ère alternance démocratique.

Du 16 février 1992 à ce jour, nous n’avons cessé de compter des martyrs connus et inconnus de la Démocratie, de l’alternance, de la Liberté.

Le mot martyr doit résonner dans nos cœurs. Personne ne peut en oublier la définition. Le martyr est une personne à qui on a infligé des supplices voire la mort parce qu’elle a refusé d’abjurer sa foi. Certains ont écrit de leur lettre de sang les plus belles pages de notre histoire, d’autres sont restés Congolais et des Congolaises anonymes, jetés dans les eaux tumultueuses du fleuve ou celles plus calmes de nos lacs, enterrés à la sauvette dans la brousse, la forêt, les plaines et les montagnes, froidement fusillés, lâchement assassinés ou encore jeté dans des fosses communes. Des milliers de Congolais ont été, en toute conscience, au bout du sacrifice suprême celui de leur vie. La liste est longue, trop longue. De Kimpa Vita à Patrice Emery Lumumba, de Simon Kimbangu à Isidore Bakandja, de Thérèse Kapangala au Colonel Mamadou Ndala, de Floribert Chebeya à nos vaillants militants brûlés au siège de notre parti, pour eux, pour ces milliers de compatriote, chacune de ces vies sacrifiées nous rappelle à notre devoir.

Ainsi, il nous faut pour écrire une histoire de combat que liront nos enfants, ériger un mémorial où tous les noms des héros connus seront gravés pour l’histoire. Et bien plus, instituer la date du 19 septembre comme celle de la commémoration des martyrs de la Démocratie, de la Liberté et de L’alternance comme c’est le cas de la journée du 4 janvier consacrée aux martyrs de l’indépendance. Le faire serait pour nous une façon de montrer aux générations futures et même au monde entier que plus jamais ça en RDC.

En somme, notre lutte se résume à résoudre un grand problème que connaît notre pays, le manque de Culture Politique. Celle-ci constitue les valeurs et attitudes qui sous-tendent le système politique d’un Etat. Elle fournit un lien invisible qui unifie les citoyens de cet Etat.

Au Congo, nous sommes loin de constituer ce lien. Quand on regarde seulement le respect de la vie humaine, il y a eu des gens qui se sont permis de tuer les autres, tout simplement parce qu’ils ne pensaient pas comme eux.

Dans le MLP, nous avons tracé notre culture politique qui comprend notre idéologie, nos valeurs, bref ce à quoi nous croyons. Et ceux que nous pleurons aujourd’hui sont des martyrs de cette culture politique que nous défendons.

Dans l’aboutissement d’un tel combat, nous ne pouvons que penser, mieux, rendre des hommages mérités à l’immortel, Dr. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, d’heureuse mémoire. Tel un vrai maître, il nous a tracé la voie à suivre en nous inculquant une valeur profonde : celle du sacrifice pour la Nation.

Ce sacrifice, nous l’avons consenti. Le MLP et l’UDPS ont connu une cruauté inimaginable du pouvoir de Kabila. Les sièges de nos partis ont été bombardés par les ennemis de la Démocratie.

Aucun procès tenu, aucune poursuite diligentée, aucune condamnation prononcée, malgré nos plaintes. Alors que pour ces faits si graves, les magistrats n’avaient même pas besoin de plaintes pour se saisir et passer à l’action.

Nos héros sont ainsi tombés… Ils se sont fait tuer pour des valeurs et non pour leurs intérêts personnels. Leurs sacrifices nous inspirent le courage et la détermination à continuer le combat et à garder le sens ou l’esprit de ce combat noble pour la Démocratie.

Comme eux, certains d’entre nous ici encore en vie pouvaient perdre la vie dans la lutte. Ils étaient comme nous. Voilà pourquoi, nous ne cesserons d’exiger justice pour eux.

A leurs familles, nous réitérons notre compassion, notre soutien. Et nous les rassurons que pour nos martyrs, nous faisons le vœu de rester ce symbole d’espoir dans notre casquette de héros vivant pour pérenniser les idées forces, la pensée de deux leaders : Nous citons, Patrice Emery Lumumba, Père de l’indépendance, l’incarnation du nationalisme congolais et martyr de la libération du Congo ; Comme lui, nous citons également Etienne Tshisekedi wa Mulumba, père de la démocratie. Les deux inspirent notre courage, notre combat, notre détermination.

Chers Compatriotes,

Aujourd’hui, les exigences de la lutte pour le changement dans notre pays imposent aux autorités de l’Etat de prêcher par l’exemple, et le bon exemple. Autant nous sommes tenus d’honorer la mémoire de nos martyrs de la Démocratie, autant devons-nous rompre définitivement avec le passé.

C’est dans cette logique que nous ne cesserons de lancer des appels à toute la classe politique et à notre peuple, souverain primaire, pour la sauvegarde des valeurs et principes qui ont toujours guidé notre combat. Notre objectif est connu. C’est le même que celui qu’ont poursuivi nos Pères de l’indépendance. En effet, nous sommes les continuateurs de leur combat pour la libération totale de notre pays. Combat pour que les immenses richesses de ce pays profitent équitablement à tous les congolais.

Le jeu en vaut la chandelle parce qu’aujourd’hui plus que jamais, à la faveur de l’affaiblissement, pour ne pas dire inexistence de l’Etat, une minorité exploite, pille et accapare nos ressources minières, pour ne citer que celles-là, au détriment de la grande majorité. Certaines compagnies multinationales en complicité avec certains de nos compatriotes corrompus se sont investi à fond dans des activités mafieuses qui minent durablement les chances de développement de ce pays. Le même pillage est observé au niveau du trésor public où se servent des dirigeants politiques et des fonctionnaires véreux en toute impunité.

La lueur d’espoir apportée par l’Inspection Générale des Finances dans la traque de ces inciviques et autres bandits de grands chemins dans le domaine des finances publiques mérite d’être appuyés. Il nous faut renforcer partout le contrôle afin que les ressources du Congo servent au développement du Congo. Les appareils de contrôle ont toujours existé. Mais c’est la volonté politique qui a manqué. Aujourd’hui, elle est là et bien là ! Avec cette volonté, une prise de conscience émerge. Elle s’alimente de notre colère et de notre indignation de demeurer un des pays les plus pauvres du monde alors que nous embrassons dans notre sol et notre sous-sol les plus grandes richesses que Dieu nous a données en abondance.

Il est en effet triste d’apprendre que sous le régime sortant, 70% de nos ressources minières ont été bradés au profit des compagnies étrangères, principalement chinoises, et que les 30% des minerais réservés à l’exploitation artisanale locale se sont vus approprier par les mêmes compagnies étrangères. Nous exigeons que tous les contrats signés dans pareilles conditions soient renégociés pour que les congolais recouvrent leurs droits bafoués.

Toute cette mafia doit être regardée comme une autre forme de guerre imposée à la République. Elle est plus dangereuse et plus destructrice que certaines agressions ouvertes qui endeuillent également notre pays.

Combattants de la Liberté et de la Démocratie,

Nous saisissons cette opportunité pour donner de la voix sur des sujets qui défraient encore la chronique, notamment la CONGOLITE et la désignation des membres de la CENI. Ces sujets sont d’autant sensibles et clivants que nous croyons devoir apporter aux uns et aux autres la voix de la sagesse en notre qualité d’acteur politique majeur, signataire de l’Accord global et inclusif en Afrique du Sud et un des co-rédacteurs de l’actuelle Constitution.

Chers Compatriotes,

N’oublions pas que le problème qui est posé maintenant sous ce vocable de la Congolité n’est pas nouveau. Il a déjà occupé les débats politiques lors du dialogue intercongolais de Sun City en Afrique du Sud. A l’issue de tous les débats, un compromis avait été trouvé entre la classe politique et la communauté internationale qui accompagnait le processus. C’est ce compromis, trouvé à la lumière de graves conséquences et autres préjudices que le pays avait connus à la suite des débats et actes posés par certains sur cette question, qui a donné naissance aux dispositions constitutionnelles relatives à la nationalité congolaise d’origine.

Dans tous les cas, dans un pays comme le nôtre, en cette période précise, la loi proposée à ce sujet va produire plus de mal que de bien. La preuve, aucun des signataires de l’Accord global et inclusif de Sun City n’a soutenu cette initiative. A notre avis, c’est parce qu’ils y comprennent les méandres, les enjeux et les conséquences possibles qui pourraient découler d’une pareille option.

Notre diversité culturelle est notre plus grande richesse. Elle est un facteur inestimable d’enrichissement mutuel. Le progrès de sociétés humaines est toujours passé par le brassage culturel. De nombreuses sociétés africaines, probablement la majorité, ont été érigées sur des cultures matriarcales. Elles attribuent aux femmes le rôle de formation personnelle et intellectuelle des enfants ainsi que des jeunes. La femme est la première responsable des enfants. Elle joue le rôle de tutrice comme de modèle de la société. La colonisation économique, politique et religieuse du continent africain nous a non seulement imposé des frontières mais également la remise en question des sociétés matriarcales et matrilinéaires. Là où elles ont pris racine et continuent à prospérer, nous devons en être fiers. Cela fait partie de nos valeurs. Tout enfant né d’un ventre Congolais et pleinement Congolais à part entière. Ne pas le reconnaître, c’est trahir notre passé, notre histoire, nos coutumes, nos valeurs !

En tout état de cause, les craintes des initiateurs de cette démarche de la Congolité quant à l’accès de certaines personnes aux responsabilités publiques de premier ordre sont compréhensibles. Nous disons cependant que leur préoccupation peut être rencontrer à travers un jeu démocratique normale et la gouvernance intègre. C’est encore une fois une question de culture politique. Les tenants de cette position feraient donc œuvre utile en utilisant judicieusement les urnes pour écarter toute personne qu’ils jugent indignes de commander le pays, plutôt que de stigmatiser arbitrairement toute une catégorie de compatriotes par une légalisation intempestive de leurs appréhensions.

Nous conseillons donc aux uns et aux autres de ne pas ouvrir la boite de Pandore, car les conséquences peuvent s’avérer incalculables, sans compter que la communauté internationale qui nous a toujours accompagnés à tous les épisodes des crises politiques qui ont secoué notre pays, ne saurait cautionner pareille initiative. C’est pour dire, en français facile, que cette proposition de loi controversée sur la Congolité est inopportune et susceptible de mettre à mal la cohésion nationale tant recherchée pour s’occuper efficacement du plus important, à savoir la lutte contre la corruption entretenue impunément tant par des étrangers, des congolais dit de père et de mère que par bien d’autres. Mais tous criminels au même titre. 

S’agissant des élections,

Chers Compatriotes,

N’oublions pas que l’enjeu principal d’une élection, c’est l’acceptation ou le rejet des résultats. Nous devons, comme combattants de la Démocratie, nous inscrire dans la dynamique des élections organisées différemment de toutes les autres que la RDC a connues jusqu’à présent. Cela dépend, sans aucun doute, de la mise en place d’un pouvoir organisateur neutre, indépendant et impartial. Il en va de la crédibilité et de la fiabilité des résultats.

A cet effet, la désignation des animateurs de la CENI doit refléter cette image de crédibilité.

J’en appelle donc aux acteurs apparents et non apparents intervenant dans le processus de désignation des animateurs de la CENI de privilégier l’intérêt général et la Démocratie en lieu et place des positionnements politiques personnels.

Combattants de la liberté et de la démocratie,

Nous venons ainsi de vous éclairer sur nos convictions, notre idéal. L’idéal du combat pour l’instauration de l’état de droit sous toutes ses formes.

Dans ce combat, nous avons été privés de notre dignité humaine par la dictature. Notre lutte revêt une dimension nationale. C’est la lutte du peuple. Une lutte qui puise ses origines dans nos souffrances et nos expériences.

Nous avons fait le choix du respect de la Constitution, du respect des principes et valeurs légués par nos pères de l’indépendance et de la démocratie.

Nous restons profondément attachés à un idéal : celui d’une société libre. C’est un idéal pour lequel, nous sommes prêts, s’il le faut, à mourir. Car comme Nelson Mandela l’avait pensé, nous estimons que la liberté n’est pas seulement le fait de se débarrasser de ses chaînes. Je dis mieux, la liberté ou notre combat, ne s’arrête pas par le fait d’avoir écarté Joseph Kabila, qui était un mal pour ce pays. Mais c’est de vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres, la démocratie, la cohésion et l’unité nationale, la justice et la gouvernance intègre.

Ce jour mémorable, ayons le regard porté sur le sacrifice de nos héros qui ont donné de leur vie pour des valeurs.

Par leurs morts et leurs sacrifices, ils ont fait reculer les velléités de Kabila à changer la Constitution et se pérenniser au pouvoir. Les balles réelles et les gaz lacrymogènes n’ont pas changé leur détermination d’aller jusqu’au bout. Nous continuerons ce combat jusqu’à la victoire finale.

C’est pour dire, nous allons barrer la route à tout projet ou programme qui tentera de remettre en cause la démocratie, toute injustice, toute forme de corruption, les antivaleurs, etc. Sinon, ce serait cracher sur nos martyrs.

Ainsi dit, la lutte continue !

Je vous remercie ».

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