RD Congo. Ce RAM qui persiste à étrangler tout un peuple…

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POLEMIQUE. Que veut bien cacher la proposition de Christophe Mboso et de Jean-Marc Kabund faite lundi passé aux députés de l’union sacrée de supprimer le RAM uniquement pour les téléphones de la deuxième génération (2G) et de le maintenir sur tous les autres téléphones????

D’où vient leur volonté clairement affichée de protéger le Ministre Kibassa et de maintenir coûte que coûte le RAM alors que la traçabilité de versements de RAM n’est visible ni à la banque centrale ni dans la comptabilité des régies financières congolaises? Que peut bien cacher ce mensonge public du Ministre Kiabassa faisant une déclaration globale de 25 millions de $ de recettes de RAM qui sont largement en-deçà des recettes réelles qui, selon une étude menée, avoisinent déjà 912 millions de $ perçus depuis le début de perception de cette taxe scélérate? L’odeur d’escroquerie d’état ou plutôt, pour être plus précis, d’un petit groupe mafieux devient insupportable pour tout un peuple.

Lorsqu’à leur dernière rencontre de lundi passé à l’hôtel du Fleuve, J.-M. Kabund signifie clairement aux députés de l’USN que « le RAM est géré par la présidence et non par le ministre Kibassa » et quand le PM Sama implore les mêmes députés de maintenir le RAM pour « ne pas perdre la face devant l’opposition », la vérité éclate sur la place publique, fournissant des preuves accablantes qui attestent clairement que derrière Kibassa, agissent des commanditaires beaucoup plus puissants que le ministre et qui s’avèrent les véritables donneurs d’ordre dans ce dossier maffieux et révoltant.

Décidément le RAM est en train de devenir un véritable baromètre du quinquennat de Félix Tshisekedi. Si rien de concret ne sera fait à l’assemblée nationale pour le supprimer, l’opinion publique congolaise en déduira que le jusqu’au-boutisme du ministre Kibassa et le silence complice du chef de l’Etat sont là l’expression d’un régime devenu sourd au cri d’un peuple spolié et étranglé jusqu’à son dernier souffle par ses propres dirigeants.

Par Germain Nzinga

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