Maroc. Perspectives prometteuses pour les céréales

Les dernières pluies bénéfiques au tallage des semis précoces

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Les précipitations de ces dernières semaines laissent entrevoir de belles perspectives pour la campagne agricole 2020-2021. Selon le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, qui s’en est réjoui dans un communiqué publié récemment, elles ont été notamment favorables au tallage des semis précoces des céréales.

A noter qu’au 8 janvier 2021, la superficie semée d’automne avait atteint 4,1 millions Ha. Constituée à 44% de blé tendre, 34% d’orge et 22% de blé dur, elle devrait s’élever à 4,3 millions Ha à la fin de la période des semis, a relevé le ministère de l’Agriculture.

Soulignons aussi que le rythme des emblavements en céréales s’est accéléré pour atteindre 3 millions Ha de semis en un mois suite aux pluies de fin novembre et du mois de décembre, comme le rapporte la MAP citant la même source. Une évolution qui démontre « la rapidité d’intervention grâce à l’amélioration des capacités mécaniques et la modernisation du parc mécanique national », souligne-t-on.

Entre-temps, pour le sixième mois consécutif, l’indice FAO des prix des céréales s’est envolé à l’échelle mondiale, en s’établissant en moyenne à 115,7 points au cours du mois de décembre 2020. Il a ainsi connu une progression de 1,1% par rapport à novembre de la même année.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), sur l’ensemble de l’année 2020, l’indice FAO des prix de cet aliment a fait un bond de 6,6% par rapport à 2019. En effet, « sur toute l’année, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 102,7 points, soit un gain de 6,4 points (6,6%) par rapport à la moyenne de 2019 et la moyenne annuelle la plus élevée depuis 2014 », relève-t-on dans le rapport de la FAO.

Des données publiées par l’agence onusienne, il ressort que les prix du blé, du maïs, du sorgho et du riz à l’exportation ont tous augmenté en décembre dernier. « Sur une base annuelle, les prix du riz à l’exportation ont grimpé de 8,6% en 2020 par rapport à leurs faibles niveaux de 2019 et ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis six ans, alors que ceux du maïs et du blé ont enregistré des hausses respectives de 7,6 et 5,6%, a-t-elle fait savoir.

Ces augmentations sont notamment liées aux inquiétudes concernant les conditions de croissance et les perspectives de récolte en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et dans la Fédération de Russie, a fait savoir la FAO affirmant que le resserrement des disponibilités et l’accroissement de la demande ont entraîné ces hausses.

Concernant les prix du blé à l’exportation, leur progression s’est poursuivie « sous l’effet d’un resserrement de l’offre chez les principaux exportateurs et d’inquiétudes concernant les conditions de croissance dans certaines régions des Etats-Unis d’Amérique et de la Fédération de Russie », a précisé l’institution internationale.

Selon l’organisation, cette progression s’explique aussi par le recul plus important que prévu des expéditions de blé en partance de la Fédération de Russie, qui a annoncé la mise en place de taxes/quotas à l’exportation.

S’agissant des céréales secondaires, les données de la FAO montrent que les prix du sorgho ont nettement progressé au cours de cette même période du fait que les ventes des Etats-Unis d’Amérique, principalement à la Chine, sont restées solides.

Il est à préciser que la hausse des prix du maïs à l’exportation a continué suite aux inquiétudes persistantes concernant les perspectives de récolte en Amérique du Sud et aux répercussions de la forte progression des prix du soja. Tandis que les prix du riz ont également augmenté du fait que « les disponibilités de riz thaïlandais et vietnamien se sont resserrées et les acheteurs se sont intéressés davantage à l’offre indienne et pakistanaise ».

Alain Bouithy

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