Maroc. Le redressement progressif de l’activité manufacturière se confirme

Amélioration de la production et des ventes du secteur au titre des deux premiers mois du premier trimestre

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L’ activité de secteur manufacturier a maintenu son redressement au terme du premier trimestre 2021, selon une analyse de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Même si la croissance n’est pas encore au rendez-vous, la décélération du rythme baissier de la croissance de la valeur ajoutée du secteur manufacturier s’est maintenue au quatrième trimestre 2020, a-t-elle d’emblée relevé.

En effet, selon les données publiées par la DEPF, relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, celle-ci s’est située à – 1,6%, après -2,6% au T3-2020, -22% au T2-2020, +0,6% au T1- 2020 et +3% au T4-2019, portant sa variation à fin 2020 à -6,4%, après une augmentation de 2,8% un an auparavant.

Comme l’a expliqué la Direction pour mieux apprécier la situation, « l’évolution du quatrième trimestre recouvre, notamment, la performance positive de la valeur ajoutée de l’industrie chimique et para-chimique (+9,6%, après +6,8% au T4-2019) et de l’industrie alimentaire (+2,6%, après une quasi-stagnation un an auparavant), parallèlement à une atténuation du recul de la valeur ajoutée de l’industrie mécanique, métallurgique et électrique (-11%, après -14% au T3-2020 et +6,9% au T4-2019) ».

Pour l’année en cours, la DEPF rappelle dans sa note de conjoncture du mois d’avril dernier (N°290) qu’au titre des deux premiers mois du premier trimestre 2021, les résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib auprès du secteur manufacturier avaient fait ressortir une amélioration, d’un mois à l’autre, de la production et des ventes du secteur.

Selon ces résultats, pour le mois de février, et comparativement au mois précédent, la production aurait progressé dans les secteurs de la «chimie et parachimie», de la «mécanique et métallurgie» et du «textile et cuir», et serait restée inchangée au niveau de l’«agro-alimentaire» et de l’«électrique et électronique», a-t-elle relevé.

Poursuivant son analyse, la DEPF a en outre, noté que les ventes auraient augmenté aussi bien sur le marché local qu’étranger, notamment au niveau des secteurs du «textile et cuir», de la «chimie et parachimie» et de la «mécanique et métallurgie». En revanche, elles auraient baissé dans l’«agroalimentaire » et l’« électrique et électronique », a-t-elle poursuivi.

En ce qui concerne le taux d’utilisation des capacités de production (TUC), la note de conjoncture fait état de « sa croissance ascendante d’un trimestre à l’autre pour atteindre 71,5% à fin février 2021 ».

C’est donc une quasi-stagnation par rapport à la même période de l’année précédente. Ainsi que l’a expliqué la DEPF, de même source, « cette évolution a découlé, particulièrement, de la hausse du TUC de l’industrie chimique et para-chimique (+5 points à 74%) et de celui de l’industrie agroalimentaire (+1 point à 72%) ».

L’autre point important relevé par la DEPF dans sa note concerne les soldes d’opinions des chefs d’entreprise enquêtés pour les trois prochains mois. S’ils sont positifs pour une augmentation de la production et des ventes dans l’ensemble des branches, excepté pour celle du «textile et cuir», la Direction des études et des prévisions financières a fait toutefois remarquer que « 37% des entreprises déclarent ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de la production et 47% pour ce qui est des ventes ».

Alain Bouithy

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