Maroc: Célébration des jeunes Marocains participant à la Cop26

Cérémonie de lancement de la Lettre mondiale de la jeunesse COP 26

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PLANETE. À l’approche de la 26ème  Conférence des Parties des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26), qui se tiendra à Glasgow en novembre prochain; et de la réunion préparatoire pré-COP, qui débutera à Milan le 30 septembre, l’ambassade du Royaume-Uni a accueilli une cérémonie de visionnage en direct à l’ambassade du Royaume-Uni, le jeudi 9 septembre pour marquer le lancement mondial en ligne de la Global Youth Letter.

Organisé en collaboration avec le British Council,  le bureau des Nations Unis au Maroc et l’ambassade d’Italie, cet événement a réuni de jeunes militants marocains et les délégués qui ont été sélectionnés pour représenter les jeunes Marocains à Glasgow et à Milan.

La cérémonie de visionnage a couvert le lancement en ligne de la Lettre mondiale de la jeunesse en présence du Président de la COP26 Alok Sharma et d’un public mondial de 2000 personnes. L’objectif était d’encourager les jeunes du monde entier à ajouter leur nom à la Lettre mondiale de la jeunesse. Les réflexions tirées de la Global Youth Letter éclaireront les discussions en cours avec les décideurs politiques pendant et avant la COP26.

La Lettre mondiale de la Jeunesse

La Lettre mondiale de la Jeunesse sur l’action climatique est un appel à l’action lancé par les jeunes du monde entier, s’adressant directement aux dirigeants participant à la 26e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26), à Glasgow, en novembre 2021. Les recommandations de la lettre sont le résultat d’un exercice de recherche à grande échelle entre le British Council et l’organisme sans but lucratif Catalyst in Communities, qui a utilisé une approche de basé sur le terrain-ressourcing pour recueillir les points de vue, les expériences et les aspirations de 8000 jeunes dans 23 pays.

Plus tard ce mois-ci, les jeunes Marocains seront encouragés à signer la lettre et à s’engager à lutter contre le changement climatique, en ajoutant leurs propres recommandations à prendre en compte. La pétition sera disponible sur la nouvelle plateforme numérique qui permettra aux jeunes Marocains de faire entendre leur voix sur leurs préoccupations climatiques.

Tony Reilly, Directeur du British Council au Maroc, a déclaré : « L’urgence climatique est la plus grande crise à laquelle notre planète est confrontée. Il n’est donc pas surprenant que les recherches du British Council aient révélé que c’est la priorité numéro un pour les jeunes du monde entier. Je suis fier des jeunes marocains qui apposent leur signature sur notre Lettre mondiale pour la jeunesse, appelant les dirigeants du monde à agir d’urgence. J’espère que cela envoie un message fort sur l’importance d’inclure les voix des jeunes dans la conversation sur les changements climatiques. »

Conclusions du rapport

Les jeunes du monde entier sont unanimes pour considérer que le changement climatique constitue la plus grande menace à laquelle la planète fait face, mais beaucoup d’entre eux ont du mal à s’engager dans des actions significatives et à faire entendre leur voix, selon un rapport du British Council publié aujourd’hui (9 septembre).

Le rapport de la lettre mondiale des jeunes a interrogé plus de 8000 jeunes âgés de 18 à 35 ans dans 23 pays – dont le Brésil, l’Inde, le Kenya et le Royaume-Uni – sur leur point de vue concernant le changement climatique. L’enquête a révélé que la voix des jeunes sur le changement climatique est forte et unanime dans les 23 pays.

Cette recherche s’inscrit dans le cadre du programme Climate Connection du British Council, qui vise à rassembler des personnes du monde entier pour relever les défis du changement climatique.

25 % des jeunes interrogés sont issus de zones rurales, qui peuvent être difficiles à atteindre, et 75 % de zones urbaines. 55 % des répondants sont des femmes. Le rapport a également recueilli les témoignages de groupes traditionnellement négligés, tels que les jeunes handicapés, les groupes minoritaires et les communautés autochtones.

67 % des jeunes estiment que les dirigeants de leur pays ne peuvent pas faire face seuls au changement climatique. Ils s’inquiètent du fait que les voix des femmes et des groupes minoritaires ne sont pas prises en compte dans la politique actuelle en matière de changement climatique. Le rapport fait état d’un appel constant à l’inclusion des jeunes dans les décisions politiques. Les jeunes estiment que leur participation pourrait permettre de trouver des idées plus innovantes pour la lutte contre le changement climatique et aurait une portée plus large et plus efficace. Les résultats soulignent le besoin évident pour les décideurs politiques de canaliser la passion et l’enthousiasme des jeunes de manière plus pratique et structurée.

Le rapport a révélé que si les jeunes sont désireux et désireuses d’apporter des contributions significatives, beaucoup d’entre eux n’ont pas l’occasion de le faire. 75 % des jeunes déclarent avoir les compétences nécessaires pour faire face aux problèmes climatiques dans leur communauté et 63 % affirment connaître la Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP26). Toutefois, 69 % d’entre eux ont déclaré n’avoir jamais participé à une action en faveur du changement climatique.

Parmi les obstacles à la participation des jeunes à l’action en faveur du climat figurent l’accès limité au numérique, les cultures sociales hiérarchisées qui excluent les jeunes et le manque d’accès à la formation et au développement des compétences.

Le rapport souligne également le rôle et le potentiel des canaux numériques en tant qu’outil permettant aux jeunes de lutter contre le changement climatique, tout en reconnaissant que la “fracture numérique”, qui empêche certaines personnes d’accéder à l’internet, doit être prise en considération.

Les jeunes ont unanimement considéré les médias sociaux comme une plateforme importante pour partager des messages sur le changement climatique avec leurs pairs, contrer la désinformation et influencer leur entourage. Pour les jeunes vivants dans des zones reculées sans accès à Internet, la télévision et la radio peuvent leur fournir des informations sur le changement climatique. Les conclusions du rapport ont été utilisées pour rédiger une lettre mondiale de la jeunesse, un plan d’action présentant les aspirations et les recommandations des jeunes en matière de changement climatique. Cette lettre s’adresse directement aux décideurs et aux dirigeants mondiaux qui participeront à la Conférence des parties sur le changement climatique (COP26) en novembre.

Les jeunes sont encouragés à signer la lettre et à s’engager à lutter contre le changement climatique, en ajoutant leurs propres recommandations à prendre en compte.

Kate Ewart-Biggs, directrice générale du British Council, a déclaré : “Notre rapport révèle le potentiel inexploité des jeunes du monde entier à contribuer à l’action contre le changement climatique. Les jeunes sont les leaders et les influenceurs de demain et il est essentiel que nous leur donnions la possibilité de faire entendre leur voix auprès des responsables gouvernementaux et de les impliquer dans les décisions politiques qui auront un impact sur leur avenir. Grâce à la campagne Climate Connection du British Council, nous nous appuyons sur notre expertise en matière d’éducation, d’arts, d’échanges culturels et de langue anglaise pour aider les jeunes à trouver des solutions innovantes à la plus grande urgence mondiale à laquelle nous sommes confrontés.”

Le Royaume-Uni accueillera la COP26 à Glasgow, en Écosse, du 1er au 12 novembre. Le British Council soutient l’ambition du gouvernement britannique de faire de la COP26 la plus inclusive de tous les temps en mettant à contribution ses réseaux mondiaux pour inciter des millions de personnes dans le monde à agir contre le changement climatique.

La lettre peut être signée ici : www.britishcouncil.org/climate-connection/get-involved/global-youth-letter

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