Mali : le pouvoir de transition fait les yeux doux à la Russie

Les putschistes maliens souvent formés en Russie, semblent souhaiter un rapprochement avec Moscou en vue d'un règlement de la crise sécuritaire

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Les militaires au pouvoir à Bamako sont jugés favorables à la Russie.

Assimi Goïta, le chef des militaires putschistes, les colonels Malick Diaw et Sadio Camara, deux membres influents de la junte, le Premier ministre, Choguel Maïga… Tous ont fait une partie de leur formation ou études en Russie ou dans l’ancienne Union soviétique. 

Aujourd’hui, face à l’impasse politique et surtout sécuritaire que connaît le Mali, ces cadres au pouvoir à Bamako pourraient-ils faire basculer le pays dans le giron russe ? 

Privilégier le Mali

Il ne faut rien exclure, répond Issa Kaou Djim, président de la plateforme Appel citoyen pour la réussite de la transition. Pour lui, tout devrait être fait selon les intérêts du Mali.

“Je ne vois pas les choses en termes de formation car Assimi Goïta a aussi bénéficié de formations en Allemagne et aux Etats-Unis. Le Mali doit être respecté comme un pays souverain, un pays qui doit avoir la souveraineté de choix stratégiques pour sa sécurité et c’est cela qu’il faut faire prévaloir”, explique Issa Kaou Djim.

L’homme politique malien ajoute également que “les acteurs présents, s’ils peuvent nous aider à reconquérir notre souveraineté sur l’ensemble du territoire, je pense qu’il n’y a pas à aller chercher loin. Mais si tel n’est pas le cas, il faut explorer d’autres possibilités.”

Mais Issa Kaou Djim tient à préciser qu’il n’a pour sa part aucune animosité contre la France…

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