Le Maroc sur un sentier de développement soutenable

Une conséquence des efforts engagés par le Royaume en faveur de l’investissement environnemental

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parc solaire Noor

Le Maroc crée plus de richesses qu’il n’en détruit et serait sur un sentier de développement soutenable, souligne la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans son dernier Policy Brief (N°25, novembre 2021).

Se référant à l’indice «Green Investment 14», qui le classe parmi les 20 premiers pays au monde, la DEPF note que le Royaume obtient un score de 78,68, similaire à des pays comme le Danemark, les Pays-Bas et la Corée du Sud. Une évidence pour ce département relevant du ministère de l’Economie et des Fiances qui montre que les ressources vitales (eau, air, terres, etc.) ainsi que les écosystèmes naturels du pays sont préservés et exploités de manière à assurer leur renouvellement.

D’après Fatima Hamdaoui et Mouna Tourkmani, respectivement chef du service de la compétitivité économique et chargée d’études sur la compétitivité économique à la DEPF, «ce positionnement favorable s’explique par l’engagement continu du Maroc en faveur de la protection de l’environnement».

Comme le précisent les deux auteures du Policy Brief, cet engagement «s’est traduit par la mise en place de plusieurs projets, notamment en matière d’énergies renouvelables, d’efficacité énergétique, d’assainissement et de gestion et de valorisation des déchets».

Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), le Maroc dispose d’un énorme potentiel en énergies éolienne et solaire, dont la capacité totale installée est évaluée à près de 3,5 GW, à fin 2020.

Dans sa publication, consacrée au commerce des produits environnementaux et à l’investissement environnemental dans le monde et au Maroc, la DEPF rappelle en outre que le Royaume a été identifié, dans plusieurs études, notamment celle du «World Energy Council et de Frontier Economics», comme un des pays dont le potentiel en énergies renouvelables est des plus compétitifs au monde et que cela tient aussi bien à la taille de son gisement qu’à sa disponibilité.

A titre de précision, la DEPF note que le Maroc est doté de 6 régimes de vents différents et complémentaires et que le taux de disponibilité du vent est très élevé, avec des moyennes minimales de 50% et dépassant 60% dans certains sites.

La publication rappelle également, en ce qui concerne le solaire, que «le Maroc dispose d’un potentiel de 2.500 à 3.000 heures d’ensoleillement par an, soit en moyenne 8h15mn par jour» (Rapport CESE, 2020).

Il est important de relever ici que le mix énergétique marocain est largement dominé par les hydrocarbures (52% en 2019) et le charbon (33% en 2019), destiné essentiellement et respectivement au transport et à la production d’électricité.

A titre de rappel, et face à sa vulnérabilité énergétique, le Maroc a élaboré une stratégie énergétique nationale en vue de traiter «des différents aspects de l’efficacité énergétique et de la pénétration conséquente des énergies renouvelables».

Adoptée depuis 2009, cette stratégie «a notamment fixé pour objectif de porter la part des énergies renouvelables dans la puissance installée de 34% en 2018, à 42% en 2021 et à 52% à l’horizon 2030, grâce à la mise en place de grands projets en matière d’énergie solaire et éolienne», soulignent les auteures de la Policy Brief.

Notons que diverses autres mesures ont été prises en faveur du secteur telles que la mise en place des incitations fiscales afin d’encourager les investissements.

La DEPF cite, à titre d’exemple, la neutralité fiscale des opérations de transfert se rapportant aux installations des énergies renouvelables, l’exonération à l’intérieur et à l’importation des pompes à eau qui fonctionnent à l’énergie solaire ou à toute autre énergie renouvelable utilisée dans le secteur agricole ou encore l’application du taux réduit de 10% avec droit à déduction sur les chauffe-eaux solaires.

La publication note enfin que cette stratégie a permis de porter la part des énergies renouvelables dans la puissance électrique installée à 36,8% à fin 2018 ; d’initier la libéralisation du marché de l’électricité, de réformer le cadre légal et règlementaire qui a bénéficié aux industries énergivores et de bien positionner le Maroc dans l’agenda climatique. 

Alain Bouithy

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