L’attentat contre le pape Jean-Paul ii : c’est déjà̀ le 40e anniversaire

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Pape Jean-Paul II rapidement pris en charge après l'attentat qui le visait.

ANNIVERSAIRE. Ce mercredi 13 mai 1981, le pape fait le tour de la place Saint Pierre saluant les 20.000 fidèles venus prier avec lui à l’audience hebdomadaire et bénissant les enfants.

Le nommé Mehmet Ali Ağca, entré en Italie en août 1980 sous un faux nom depuis la Bulgarie, sort son arme semi-automatique de sa sacoche et tire à bout portant à 17 h 17 deux coups de feu sur le pape Jean-Paul II. Une première balle touche l’index de la main gauche du pape qui la dévie dans l’abdomen, perforant l’intestin grêle et le côlon sigmoïde. Une seconde balle effleure son coude droit et blesse deux autres personnes.

Le pape s’écroule dans la jeep, soutenu par son secrétaire Stanislas Dziwisz.

On entend de sa bouche ces dernières paroles : « Pourquoi? Pourquoi il a fait ça? » avant de s’évanouir.

Alors qu’Ağca se trouve à 3 m du pape, son complice, Oral Çelik est à 20 m au milieu de la foule, serrant contre lui une grenade offensive qu’il est chargé de faire exploser dans la foule pour disperser les gens et pour ainsi faire diversion. Çelik, lui aussi, tire de plus loin une fois mais ne touche personne et alors qu’Ağca veut essayer un autre coup de revolver avant de fuir, une religieuse nommée sœur Letizia se jette courageusement sur lui avant que le chef de la sécurité vaticane, Camillo Cibin, ne vienne le menotter.

Le pape grièvement blessé est transféré par ambulance à l’hôpital Gemelli où il subit une opération qui dure cinq heures tandis que la foule en prière, venue pour l’audience générale du mercredi ne quitte plus la place Saint-Pierre.

Jean-Paul II a immédiatement pardonné à son agresseur. C’est la Vierge de Fatima, dont la première apparition a pour jour anniversaire le 13 mai, qui a dévié la balle, affirme avec constance Jean-Paul II, qui a pardonné à son agresseur.

Le 27 décembre 1983, Jean Paul II rend visite à Ağca dans la prison de Rebibbia et lui réitère son pardon. Après une conversation privée, le pape déclare : « Ce dont nous avons parlé restera un secret entre lui et moi. Je lui ai parlé comme à un frère à qui j’ai pardonné et qui a mon entière confiance. »

Germain Nzinga

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