L’Afrique veut sa part dans le marché de l’or vert

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La ferme Musubi vise une production d'un quart des avocats de l'Ouganda, le reste étant l'œuvre de petits producteurs.

Alors que la culture des avocats est critiquée pour son impact environnemental, les producteurs d’Afrique de l’Est et du Nigeria font le pari du respect de l’environnement.

Pour Baker Ssengendo, l’avenir de l’Ouganda commence par un plant d’avocat. Il est directeur de la communication de la ferme Musubi à Nansana, dans le centre de l’Ouganda. Avec ses 1.000 hectares, c’est la plus grande plantation d’avocats Hass, cette variété d’avocat dont la peau est bosselée et de couleur verte foncée.

“La durée de vie d’un avocatier est d’environ 50 ans. L’espérance de vie d’un Ougandais moyen est d’environ 60 ans. Un arbre peut profiter à quelqu’un toute une vie”, explique Baker Ssengendo, qui voit dans la culture de l’avocat l’avenir de son pays.

En raison de la demande mondiale, l’avocat est devenu un produit d’exportation lucratif. Sa consommation par tête a augmenté de 406% entre 1990 et 2017, rien qu’aux Etats-Unis.

Ce qu’on appelle désormais “l’or vert” est de plus en plus populaire sur le continent africain. Le Nigeria comme l’Ouganda ont l’intention d’augmenter leur production d’avocats et de devenir des exportateurs de premier plan au cours de la prochaine décennie.

Le Kenya, quant à lui, fait déjà partie du top dix. Ses recettes d’exportation ont bondi d’un tiers entre 2019 et 2020. Les cultivateurs voient dans cette culture un remède à la pauvreté dans les zones rurales.

Mais le fruit tant convoité fait régulièrement les gros titres à travers le monde : il est très gourmand en eau et sa culture de masse contribue à l’extinction de la biodiversité. Les problèmes environnementaux ont jeté une ombre sur la culture commerciale de l’avocat dans les principaux pays exportateurs d’Amérique latine, comme le Mexique et le Chili.

L’avocat africain, lui, est toutefois promis à un meilleur avenir, estiment les scientifiques. Grâce à l’importance accordée aux petits cultivateurs et à des schémas pluviométriques favorables, la production d’avocats devrait moins nuire à l’environnement que sur le continent américain.

L’avocat est le nouveau pétrole

“L’avocat est un don du ciel car les agriculteurs peuvent en faire une alternative à la culture du café”, explique Sammy Carsan, chercheur en agroforesterie au Centre mondial d’agroforesterie à Nairobi, au Kenya…

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