La formation des jeunes, grande oubliée du football en Algérie

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Le pays, vainqueur de la dernière Coupe d’Afrique des nations, regorge de talents dont le développement est négligé par les clubs locaux, en quête de résultats immédiats.

Il suffit d’un coup d’œil aux archives du ballon rond pour saisir la lente érosion de la politique de formation en Algérie. Quand les Fennecs participent à leur première Coupe du monde, en 1982 en Espagne, quinze des 22 joueurs retenus par le sélectionneur Rabah Saadane évoluent dans le championnat local. En 1986 au Mexique, c’est encore le cas pour la moitié de l’effectif.

Mais vingt-quatre ans plus tard, lors de leurs retrouvailles avec le gratin du football mondial en Afrique du Sud, les Algériens – avec de nouveau Saadane sur le banc de touche – ne sont plus que trois (sur 23) à jouer dans leur pays. Et cette année, l’entraîneur Djamel Belmadi n’a convoqué aucun footballeur local pour les matchs qualificatifs pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022 face à la Zambie (3-3) et au Botswana (5-0).

En Algérie, le constat est unanime : l’équipe nationale a eu beau remporter la dernière CAN, le développement du football à l’échelle locale patine. « Quand le professionnalisme a été adopté en 2010, les clubs s’étaient engagés à créer des structures, avec une place pour la formation, avec l’aide financière de l’Etat. Onze ans plus tard, il n’y a pas eu d’avancée », relève Yazid Ouahib, chef du service des sports du quotidien El Watan.

La faute, selon lui, à une vision court-termiste des dirigeants actuels des clubs algériens, qui privilégient les résultats immédiats. Plutôt qu’investir dans la formation, « ils préfèrent dépenser de l’argent en achetant des joueurs lors du mercato et c’est pour ça que les effectifs changent en profondeur chaque saison », poursuit Yazid Ouahib…

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