La Banque mondiale et la république du Congo signent un accord pour réduire les émissions de carbone et préserver les forêts

L'accord, d'un montant de 41,8 millions de dollars, contribuera à diversifier la croissance économique tout en réduisant les pressions sur les forêts.

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La République du Congo a signé un accord historique avec le Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF) de la Banque mondiale qui permettra de débloquer jusqu’à 41,8 millions de dollars US pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts et l’augmentation de la séquestration du carbone – communément appelé REDD+.

Cet accord de paiement des réductions d’émissions (ERPA) récompensera les efforts visant à réduire 8,4 millions de tonnes d’émissions de carbone jusqu’en 2025 dans le cadre de l’ambitieux programme de réduction des émissions de la République du Congo.

“Cet accord marque une étape importante vers un secteur forestier plus durable en République du Congo. Les paiements basés sur les résultats générés par l’ERPA inciteront les entreprises, les communautés et le gouvernement “, a déclaré Abdoulaye Seck, Directeur des Operations de la Banque mondiale pour la République du Congo. “Notre objectif commun est d’équilibrer les avantages économiques et environnementaux de cette précieuse ressource, maintenant et pour les générations à venir“.

Les forêts de la République du Congo constituent un stock de carbone vital au niveau mondial et abritent une biodiversité d’importance mondiale. La forêt joue également un rôle important dans l’économie nationale et celle des ménages. Le pays possède la troisième plus grande étendue de forêt tropicale humide d’Afrique, et 80 % de celle-ci n’est pas protégée.

Le programme de réduction des émissions de la République du Congo sera l’un des premiers en Afrique à tester le système REDD+ à grande échelle.  Le programme sera mis en œuvre dans les départements de la Sangha et de la Likouala – une vaste zone couvrant plus de 12 millions d’hectares de terres et représentant près de 60 % des forêts du pays. Bien que le taux de déforestation national ait été historiquement bas, la forêt tropicale risque de devenir un futur point chaud de déforestation, notamment en raison de l’activité accrue des entreprises impliquées dans l’exploitation forestière, la production d’huile de palme et l’exploitation minière.  Le programme travaillera avec elles sur des activités de réduction des émissions, telles que l’adoption de techniques d’exploitation forestière à impact réduit et l’identification et l’évitement de la conversion de forêts à haute valeur de conservation.

Le programme comprend un plan de partage des bénéfices inclusif, élaboré par le biais de consultations approfondies des parties prenantes aux niveaux national et local, afin de garantir que les membres de la communauté et les partenaires locaux soient reconnus et récompensés pour leur rôle dans la réduction des émissions. Il s’agit notamment des populations autochtones et des bénéficiaires locaux qui dépendent des forêts pour leur subsistance.  Ils contribueront à la réduction des émissions de carbone et à l’augmentation de leurs propres revenus par le biais de pratiques agricoles durables et de connexions avec les marchés, notamment la production de cacao par les petits exploitants, les systèmes agroforestiers de subsistance et les programmes de plantations satellites, entre autres initiatives. Le programme prévoit également de fournir des paiements pour les services environnementaux liés à la protection des forêts et des bassins versants.  

La République du Congo est le sixième pays d’Afrique et le treizième au monde à signer un ERPA avec le FCPF. Ensemble, ces accords engagent près de 645 millions de dollars pour plus de 130 millions de tonnes d’émissions de carbone réduites jusqu’en 2025.

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