La BAD débloque un prêt en faveur du Maroc pour stimuler la relance économique

La Banque africaine a donné son accord pour mobiliser 120 millions d’euros en faveur des entrepreneurs et TPME

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Banque africaine de développement (BAD)

La Banque africaine de développement (BAD) annonce qu’elle va mobiliser 120 millions d’euros en faveur du Maroc en vue de soutenir les entrepreneurs, les TPME et de stimuler la relance économique.

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine a, en effet, approuvé un prêt de 120 millions d’euros en faveur du Maroc, a annoncé l’institution financière panafricaine dans un communiqué publié mercredi.

Cette opération va permettre de mettre en œuvre le Programme d’appui à l’inclusion financière, à l’entrepreneuriat et aux très petites et moyennes entreprises, a indiqué la BAD.
Selon les explications fournies par l’institution financière, l’appui de la Banque africaine au Maroc aidera les entreprises en difficulté à relancer leur activité et à préserver les emplois dans le but de réussir la sortie de crise liée à la pandémie de Covid-19.

La Banque africaine de développement, dont la présence au Maroc remonte à plus d’un demi-siècle, précise que le programme appuiera les réformes en matière d’inclusion financière afin de faciliter l’accès au financement pour les ménages et les très petites et moyennes entreprises (TPME). Il permettra aussi de renforcer le dispositif de soutien aux entrepreneurs, aux start-up et aux TPME.

Ce programme contribuera également à diversifier les sources de financement qui leur sont offertes en renforçant le caractère inclusif du marché des capitaux, a affirmé l’institution financière. Et d’ajouter qu’il soutiendra en outre l’écosystème d’appui à l’entrepreneuriat tout en contribuant à l’amélioration du climat des affaires à travers la simplification des procédures administratives.

La Banque africaine de développement dont l’engagement au Maroc totalise à ce jour plus de 12 milliards de dollars américains, insiste sur le fait que son appui porte sur un projet en adéquation avec deux de ses cinq grandes priorités, les «High 5». A savoir : «Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique» et «industrialiser l’Afrique».

Comme elle l’a relevé dans son communiqué, ce projet «s’inscrit aussi dans le cadre de la Stratégie décennale 2013-2022 de la Banque, dont l’objectif est d’asseoir les conditions d’une croissance durable et inclusive sur le continent», a insisté l’institution panafricaine.

Pour Achraf Hassan Tarsim, responsable-pays de la Banque africaine de développement pour le Maroc, la poursuite de la double priorité «Relancer et inclure» permettra de redynamiser l’activité, de protéger les emplois et de retrouver la croissance.

Cité dans le communiqué, il précise que «nous le faisons aux côtés des jeunes et des femmes entrepreneurs et des TPME qui jouent un rôle incontournable dans la dynamique de relance avec plus de 70% des emplois créés».

Stefan Nalletamby, directeur du Département du développement du secteur financier à la Banque africaine de développement, a, pour sa part, indiqué que l’institution panafricaine poursuit dans le cas présent «deux grandes priorités : diversifier l’offre de financement à destination des TPME et approfondir les marchés financiers grâce à des instruments comme la titrisation et le crowdfunding». Ainsi, a-t-il poursuivi, «notre seule ambition est de renforcer la dynamique d’inclusion financière des entreprises».

Présente au Maroc depuis 1970, la BAD a soutenu plusieurs projets dans divers secteurs. Ceux-ci ont porté notamment sur les secteurs de la santé, de l’énergie, de l’eau, des transports, du développement humain, de l’agriculture ainsi que celui financier, rappelle-t-on.

Précisons que c’est dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement que le tout-premier projet a été financé dans le Royaume en 1978, comme le rappelle également l’institution financière sur son site Internet.

Depuis cette année-là et jusqu’à fin 2020, elle a déployé plus de 170 opérations dans différents secteurs pour un total de plus de onze milliards de dollars américains.

Alain Bouithy

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