JO. « PLUS VITE, PLUS HAUT, PLUS FORT »

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TRIBUNE. Telle est la devise des Jeux Olympiques (JO) qui a été inventée en France au 19e siècle par un prêtre dominicain nommé Henri Didon qui devient en 1890 proviseur du lycée Albert Le Grand à Arcueil près de Paris.

Ce serviteur de Dieu croit aux vertus du sport dans l’éducation de la jeunesse et met au point un plan pastoral : il aménage des équipements sportifs avec terrain et bassin de natation tout en créant un championnat à l’issue duquel devant les élèves il cite solennellement en latin la devise du tournoi : « citius, altius, fortius” qui se traduit en français par « plus vite, plus haut et plus fort ».

Pourtant dans la tête du prêtre, cette maxime a une toute autre signification que celle dont on l’habille aujourd’hui :

– « Citius”, plus vite fait référence à l’esprit, à la vivacité de l’intelligence humaine.”

– « Altius”, plus haut c’est l’élévation de l’âme, vers le Christ bien sûr( Didon est un prêtre).

– Et “Fortius” c’est le corps sain grâce au sport.

Voilà résumées les valeurs à transmettre par la pratique du sport. Le baron Pierre de Coubertin qui a assisté à ce championnat organisé par le prêtre va s’en inspirer et l’intégrer dans le projet plus vaste des Jeux olympiques. Il invitera en 1896 à Athènes l’abbé Henry Didon pour célébrer une messe d’ouverture aux jeux olympiques.

Mais son message religieux va rapidement poser problème dans une France post-révolutionnaire où désormais l’église est séparée de l’Etat, non sans heurts. Pour faire accepter ses Jeux, Pierre De Coubertin va garder la devise mais la videra de son message métaphysique pour ne garder que l’allusion à la performance et à l’esprit de compétition qui hisse au podium de la victoire sportive.

Par Germain Nzinga

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