Institut français du Congo : Eméraude Kouka à l’honneur

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Le hall de l’Institut français de Brazzaville au Congo a reçu, le 12 décembre 2019 à Brazzaville, une nouvelle voix de la poésie congolaise, en l’occurrence, Eméraude Kouka qui a récemment mis sur le marché poétique et de la littérature congolaise, un recueil de poèmes, Hérésiarque toute la lyre,  en septembre 2019, aux éditions le Lys bleu à Paris en France.

Le bal des interventions a été ouvert une tête-à-tête entre l’auteur Emeraude Kouka et le modérateur Sauve Gérard Ngoma Malanda, un autre poète congolais qui a affirmé que la poésie était la base de la littérature. Répondant à la question de savoir de quelle hérésie il se réclamait, l’auteur du jour, Emeraude Kouka, a dit qu’il se situait dans la recherche du vocabulaire et qu’en le lisant, on remarquait qu’il utilisait un vocabulaire rare, avec des mots trop souvent archaïques, des mots qui n’existent presque plus dans aucun dictionnaire sinon que dans les encyclopédies.

Pour l’auteur, l’hérésie se trouve dans sa manière d’écrire, proche du Moyen âge. C’est un genre de littérature dans laquelle plus personne n’a recours à la versification. Il a expliqué que l’hérésie était simplement le fait d’être à la marge de ce qui est admis ordinairement comme étant la contemporanéité. Selon lui, toute la lyre qui est une partie du titre renvoie à etcétéra.  Hérésiarque n’est autre que le titre du poème éponyme et que toute la lyre renvoyait à tous les poèmes qui l’accompagnent.

Emeraude Kouka a ensuite explique, avant la séance de questions et réponses que malgré le caractère prosaïque de certains textes, on note une forte influence de la versification française.  

Dans cet ouvrage, Emeraude Kouka pose son doigt sur  des sujets en lien avec les événements politico-militaires dans le département du Pool, du deuil à travers ses pensées pour son père fauché par un accident vasculo-cardiaque, le tribalisme, l’indépendance de l’écrivain, la mélancolie, la nature et l’amour. Il y rend également hommage à sa mère. Il a révélé avoir beaucoup lu plusieurs auteurs parmi lesquels Victor Hugo et Stéphane Mallarmé. “Hérésiarque toute la lyre” est porté par soixante-douze pages.

Né à Brazzaville, Emeraude Kouka a fait des études de Droit à l’Université Marien Ngouabi. Il est depuis quelques années un des jeunes critiques littéraires et d’art. Il est actuellement agent du groupe ADIAC au Musée-galerie du Bassin du Congo et Attaché au département de la culture, des arts et du tourisme de la présidence de la République du Congo.

Florent Sogni Zaou

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