Guinée : souvenons-nous du Printemps arabe…

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TRIBUNE. Après les séismes politiques au Mali et au Tchad, doit-on comprendre le putsch en Guinée comme un simple événement isolé ou plutôt la suite d’une onde de choc qui a commencé par le Sahel pour secouer une bonne partie de l’Afrique subsaharienne ?

Là n’est pourtant pas la vraie question. Car me souvenant du printemps arabe et de ses dégâts en Afrique du Nord, ma ferme conviction est la suivante : ce n’est pas la tempête politique en elle-même au Sahel qui inquiète plus d’un analyste.

La véritable inquiétude est provoquée et par la nouvelle direction que cette tempête voudra imposer aux peuples africains concernés et par les donneurs d’ordre qui soufflent ce vent impétueux derrière les petits manœuvriers et nègres de service tel cet ancien légionnaire français, de surcroît aperçu maintes fois à l’ambassade yankee à Conakry.

J’ai cessé d’être d’accord avec Alpha Condé depuis sa modification de la constitution qui lui a offert un troisième mandat illégitime. Mais je ne serai jamais non plus d’accord que ce despote africain soit arrêté par l’émissaire d’une puissance étrangère ayant infiltré l’armée guinéenne pour un objectif bien précis. Les tireurs de ficelle dans la politique interne des états africains persistent et signent : ILS CHANGENT JUSTE DES ACTEURS tout en gardant intact leur plan de domination et de spoliation des pays africains.

Croyez-moi, comme jadis la Tunisie et l’Egypte à l’issue du printemps arabe, ce n’est pas le peuple guinéen qui gagne mais le commanditaire du coup d’état qui continuera à imposer son diktat sous d’autres formes et avec de nouveaux sous-traitants.

Par Germain Nzinga

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