France. Un prêtre en grève de la faim à Calais…

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SOCIETE. C’est depuis quinze jours soit le lundi 11 octobre que le père Philippe Demeestère, jésuite et aumônier du Secours catholique du Pas-de-Calais, a entamé ensemble avec deux représentants des mouvements associatifs, une grève de la faim dans le but d’obtenir de l’État français, l’arrêt des violences et mauvais traitements infligés aux réfugiés.

L’opinion est très partagée. Il y en a qui invoquent l’obligation première qui est de respecter sa propre vie. Tandis que pour beaucoup d’autres, la vie atteint le sommet de sa valeur lorsqu’elle accepte d’être sacrifiée pour une cause plus importante, telle la paix, la liberté, la justice ou la défense de la foi, comme le montre l’exemple des martyrs.

Le père Philippe quant à lui, a beaucoup réfléchi sur le bien-fondé de cette grève de la faim mais la mort d’un adolescent soudanais, fin septembre près de Calais, l’a notamment convaincu de passer à l’action.

“La grève de la faim vient redire à toutes les intelligences qui se sont ankylosées, assoupies, ce qui se passe en France, explique-t-il. En 2021, dans une démocratie, c’est inacceptable. Il y a quelque chose qui rompt la fraternité humaine. Et en tant que citoyen français, j’ai honte.”

À travers son action, il revendique l’application de la trêve hivernale aux exilés, “qu’ils puissent demeurer là où ils sont sans qu’on vienne les en chasser matin après matin.” La trêve démarrera le 1er novembre. “Durant ce même temps, poursuit le prêtre, qu’on cesse de leur enlever leurs effets personnels parce qu’au moment de ces évictions, il y a des tentes qui sont prises, des sacs avec des téléphones, leurs papiers qui sont saisis.”

En union profonde de prières avec ceux qui au nom de leur foi chrétienne, œuvrent dans la douleur pour l’avènement d’un monde meilleur…

Par Germain Nzinga

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