Etats-Unis : La croissance stimulée par les vaccins et un plan de relance d’envergure

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L’économie américaine devrait connaître une forte croissance en 2021 (7% selon le FMI), stimulée par la réouverture de l’économie, le succès des vaccins et le maintien d’un policy-mix ultra-accommodant, souligne la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère marocain de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration.

L’expansion du PIB semble s’accélérer au deuxième trimestre, après un rythme robuste au premier trimestre (+6,4% en rythme annualisé), constate-t-il dans sa note de conjoncture de juillet 2021 (293).

Les perspectives économiques sont, toutefois, menacées par des pressions inflationnistes à court terme.
Une campagne vaccinale réussie a contribué à maitriser la pandémie. Au total, environ 336 millions de doses de vaccins ont été administrées à la mi-juillet, soit un ratio de 102 pour 100 habitants, parmi les plus élevés au monde. Toutefois, les nouveaux variants plus contagieux du virus constituent une grande menace.

La conjoncture s’est améliorée au second trimestre. L’indice PMI composite a atteint des niveaux records (65,3 au T2 après 59,3 au T1), signalant la plus forte expansion de l’activité du secteur privé depuis 2009. La croissance s’est accélérée aussi bien dans le secteur manufacturier (61,6 après 59,0) que pour les services (66,6 après 59,5). Par ailleurs, la confiance des consommateurs s’est renforcée, selon l’indice Reuters/Michigan (85,6 au T2 contre 80,2 au T1).

Le marché de l’emploi américain continue de se redresser. L’économie américaine a créé 850.000 emplois nets en juin après 583.000 en mai, portant le cumul à 3,3 millions postes depuis début 2021. Le taux
de chômage s’est établi à 5,9% en juin après avoir reculé à 5,8% en mai. Par ailleurs, les nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations au chômage ont poursuivi leur baisse pour tomber à 360.000 au cours de la semaine se terminant le 9 juillet, niveau relativement bas.

L’inflation a atteint 5,4% en juin après 5% en mai, niveau le plus élevé depuis août 2008, amplifiée par des effets de base, une expansion de la demande liée à la réouverture, la flambée des prix des matières premières, des contraintes d’approvisionnement et la hausse des salaires. L’inflation sous-jacente a connu en juin sa plus forte hausse annuelle depuis 1991 (4,5% après 3,8% en mai). Bien que la Fed ait relevé ses anticipations d’inflation à 3,4% pour 2021, un point de pourcentage de plus que la projection de mars, elle maintient sa position selon laquelle les pressions inflationnistes sont «temporaires».

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