Economie: L’ITIE informe sur une menace d’une suspension du Congo

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Le Conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) statue, le 11 mars 2022, sur le cas de la République du Congo et la plateforme de la société civile « Publiez ce que vous payez » pense que les arrestations de deux activistes et d’un journaliste congolais risquent d’entrainer la suspension ou la radiation du pays du processus.

L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives exige aux gouvernements des États membres comme celui du Congo de garantir un environnement propice à la participation de la société civile, de s’assurer qu’il n’existe pas d’obstacles à la participation de la société civile au processus ITIE, de permettre aux militants de la société de pouvoir s’exprimer librement au sujet de la transparence et de la gouvernance des ressources naturelles, sans contrainte, coercition, ni représailles.

Monsieur Christian Mounzéo qui est le coordonnateur de la campagne « Publiez ce que vous payez », a, au cours d’une rencontre, le 1er juillet 2021, avec les médias locaux, donné cette information pour conserver le statut de pays conforme. Cette décision de suspension ou de radiation du Congo risque d’entrainer une mauvaise publicité contre le pays.

Selon lui, cette suspension risquerait de compromettre l’engagement du gouvernement en matière de gestion forestière et l’ambition du pays d’attirer des investissements étrangers.

Le membre du conseil d’administration international de l’ITIE, Jean Aimé Brice Makosso, pense que cette menace de suspension pourrait entraver les discussions que le gouvernement souhaite entamer avec le Fonds monétaire international, qui demande à la partie congolaise de fournir régulièrement des rapports ITIE.

M. Makosso a exhorté les autorités congolaises à appliquer les mesures correctives tout en rappelant que l’exigence 1.3 sur le degré de participation de la société civile est appelée exigence sauvegarde, lorsqu’elle n’est pas respectée le pays est d’office suspendu. Or, depuis la première, la deuxième et bientôt la troisième validation, l’application de cette exigence pose toujours problème au Congo. C’est le cas du journaliste Raymond Malonga et deux militants de la société civile en détention.     

Cette rencontre avec les médias publics et privés a visé à sensibiliser l’opinion aux enjeux de la prochaine validation par les instances de l’ITIE et à interpeller le gouvernement sur la nécessité de répondre à ses engagements en matière de transparence et l’ouverture de l’espace public. Clovin Bozine Ontsouon, un autre membre, a souligné que le Congo doit également faire des efforts pour la création d’un registre sur la propriété réelle des sociétés pétrolières et minières, la transparence sur les contrats publics et les dépenses sociales.

Florent Sogni Zaou

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