Congo. Pour toujours, Edo, repose en paix

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Edo Nganga

Ce mercredi, 22 juillet 2020, au Palais du Congrès, à Brazzaville, la nation congolaise rend un dernier hommage, bien mérité, à Nganga Edo, de l’Orchestre Bantou de la Capitale, avant sa mise en terre, au Cimetière du Centre Ville.

Cette nation qu’Edo a tant aimée. Tant servie. Cette nation dont Edo, aux côtés de ses collègues des Bantou, a fait briller les couleurs, sur les scènes internationales. Lui, Edo, légendaire artiste musicien, par ailleurs, digne patriote, puisque, jusqu’au soir de sa vie, il est demeuré Chef d’un Quartier à l’Arrondissement Mfilou, Brazzaville. Chef de quartier émérite, respecté et respectueux, d’accès facile et généreux.

Il laisse, au sein des populations de son Quartier, l’image d’un conciliateur médiateur, aux qualités irréprochables, proche de ces chefs traditionnels que connaissent nos localités de l’intérieur du pays.

Edo, là-bas, à l’éternel infini, tu rejoins Jean Serge Essou, Pamelo Mounka, Nino Malapet, Gerry Gérard, Célestin Nkouka, Saturnin Pandi et autres Gilbert Abangui qui tont précédé, dans un Bantou de la Capitale, reconstitué, Nouvelle Formule.

Les Franco Luambo Makiadi, De La Lune et autres Lutumba Simarro, tes anciens partenaires de l’Ok Jazz, que tu retrouveras, là bas, également, seront fiers et heureux de t’accueillir.

Quant à nous, tes compatriotes, et autres africains, mélomanes, qui avions dansé à ta musique, en attendant notre incontournable jour fatal, nous ne cesserons de fredonner et jouer ta mythique chanson “Aimé Wa Bolingo”.

“Aimé Wa Bolingo,” un tube qui a brisé les foyers à Léopoldville, devenue Kinshasa, l’année de son édition, parce que dans les couples, les femmes couraient après toi, dans les rues de la ville, pour chercher à te connaître, te saluer et, peut être même, se faire aimer.

Lorsque, tu traversais le fleuve Congo, pour Brazzaville, le même scénario se reproduisait.

Le nom de Nganga Edo, célèbre, résonnait fort, telle une cloche d’église, dans le silence de la nuit. Puisse Kinshasa et Brazzaville t’immortaliser en écrivant ce nom sur un fronton de bâtiment, une rue ou une place publique pour résister, à jamais, à l’épreuve du temps.

Repose en paix, Edo.

Paris le 22 juillet 2020

Ouabari Mariotti -Membre de l’UPADS.

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