Congo/Parlement : Le gouvernement présente le cadrage budgétaire à moyen terme

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Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a présenté, les 6 et 7 septembre 2021 à Brazzaville, l’orientation et les objectifs du gouvernement dans le cadrage budgétaire à moyen terme 2022-2024, devant les deux chambres du Parlement tout en sachant que le débat d’orientation budgétaire s’inscrivait dans le processus de préparation du budget de l’Etat de l’exercice 2022.

Le Premier ministre a dit précisément la nécessité de maintenir la discipline budgétaire et d’améliorer la gouvernance des finances publiques, en tenant compte des vulnérabilités de l’économie nationale et des finances publiques. Il a précisé que le gouvernement fait le choix de la poursuite d’une politique budgétaire prudente en vue de rétablir, d’abord, les équilibres macroéconomiques et, ensuite, assurer les bases d’une relance solide de notre économie. C’est l’orientation budgétaire sur laquelle les dépenses seront alignées pour les trois prochaines années.

Le cadrage budgétaire à moyen terme 2022-2024 s’appuiera sur l’exécution d’un programme économique et financier avec le Fonds monétaire international; le soutien aux secteurs sociaux ; la mise en œuvre des réformes économiques et administratives, en particulier celles visant l’amélioration du climat des affaires et l’accélération de la diversification économique.

Il a dit en substance que la politique budgétaire du gouvernement, au cours de la période 2022-2024 sera axée en matière de recettes, sur la poursuite de la modernisation des administrations des impôts et des douanes, l’instauration d’une politique fiscale incitative pour les acteurs économiques et la rationalisation des dépenses fiscales.

Elle reposera sur l’efficacité et l’efficience de la dépense publique, alors qu’en matière d’endettement, la politique budgétaire sera axée sur le rétablissement de la viabilité et de la soutenabilité de la dette publique.

Pour le Premier ministre, une progression moyenne de 3.6 % du Produit intérieur brut (PIB) sera observée et a précisé que le cadre budgétaire à moyen terme 2022-2024 présenté a été bâti sur les hypothèses issues des analyses des facteurs susceptibles d’influencer à terme la croissance. Les projections de l’activité économique, sur les trois prochaines années, révèlent une sortie de récession économique et affichent le signal que nous entrons dans une phase de croissance économique durable.

Les dépenses budgétaires de l’Etat, sur les trois exercices à venir, prévoient une augmentation des dépenses liées aux secteurs sociaux et aux investissements ainsi qu’une stabilisation des dépenses dans les autres secteurs.

M. le Premier ministre Makosso, pour atteindre ces objectifs, le gouvernement poursuivra l’effort d’assainissement des finances publiques, en s’appuyant sur une meilleure mobilisation et sécurisation des ressources internes et l’amélioration de la qualité de la dépense publique.

Le gouvernement s’est engagé à veiller sur sa capacité à améliorer les performances du secteur hors pétrole, telle que préconisé dans le Plan national de développement en cours d’élaboration. Le solde budgétaire global excédentaire, dons inclus, représenterait en moyenne 2.9 % du PIB, la dette publique représenterait en moyenne un taux de 51.7 % du PIB et se situerait ainsi en-dessous de la norme communautaire de 70 %. 

Le Premier ministre a fait entendre que pour atteindre ce niveau, le gouvernement a également relancé les négociations avec les partenaires bilatéraux et les créanciers commerciaux afin de bénéficier des nouvelles conditions favorables et poursuivre l’objectif de rendre notre dette soutenable et viable.

En effet, sur la nécessité d’élaborer des budgets-programmes offrant, comme avantages, le suivi efficient au travers des indicateurs de performance, la budgétisation de la stratégie nationale de mise en œuvre de l’Accord de la Zone de libre-échange continentale africaine. Les autres concernent la prise en compte du financement de l’agriculture au sens large du terme, l’impérieuse synergie dans la lutte contre la corruption ; l’arrimage des plans locaux de développement des collectivités locales dans le nouveau Plan national de développement ; la résorption du déficit des deux caisses de retraite.

Pour le Sénat, il est question de retracer de manière lisible dans le budget de l’Etat, les recettes minières et de l’économie numérique d’une part et d’autre part, les recettes forestières en renseignant la part engloutie par la fiscalité au titre des contributions dans la construction des routes de désenclavement par les sociétés forestières.

Florent Sogni Zaou

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