Congo. Livre : «La douce-amère» d’Alphonse Chardin N’kala, lauréat du Le Grand prix Jean Malonga

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Ce recueil de chroniques raisonne comme un hymne à la vie et à l’amour. Mais peut-on parler de la vie et de l’amour sans évoquer la mort et la trahison ? Quand la douceur alterne avec l’amertume, quand la ruse et la raison côtoient la sincérité, la tolérance et l’honnêteté, la frontière s’efface», peut-on lire sur la quatrième de couverture de «La douce-amère» d’Alphonse Chardin N’kala.

Ce livre qui a remporté le grand prix Jean Malonga lors de la quatrième édition de la Rentrée Littéraire du Congo, en octobre 2020, est un recueil de huit nouvelles sur 120 pages. La préface porte la signature de Dieudonné Moukouamou Mouendo, enseignant en Littératures et Civilisations africaines de l’Université Marien Ngouabi.

Alphonse Chardin N’kala explore maintenant la nouvelle littéraire, un genre dont la forme brève et directe délivre le lecteur non seulement de la course d’endurance que lui impose le roman, mais aussi des complexes et combien énigmatiques renversements structuraux et sémantiques auxquels il est soumis par la poésie et le vers, qui par nature, n’inspirent que très peu de clarté, écrit le préfacier.

Dans ce recueil de nouvelles, selon le préfacier, le lecteur y rencontrera, ici et là, quelques écrits dont le niveau de langue et la structure textuelles rappellent le genre poétique.

Pour Moukouamou Mouendo, présentant le livre : «Voici la douce-amère, un recueil de huit nouvelles croustillantes qui inscrivent leur auteur sur les pas de Jean Baptiste Tati Loutard, Emmanuel Dongala, Sylvain Bemba, Henri Lopes et bien d’autres qui ont écrit les belles pages de l’histoire de la Nouvelle littéraire en République du Congo».

Dans son avant-propos, l’auteur de l’œuvre, je veux citer Alphonse Chardin N’kala, dit que l’amour est fragile et éphémère, les personnages, des souffre-douleurs ou des souffreteux. A qui la faute ? Aux hommes eux-mêmes, sans doute, mais aussi à leurs ancêtres, à leurs traditions et à leurs gouvernants, à tout un système dans lequel chacun est à la fois pantin et marionnettiste.

Chaque nouvelle est soutenue par un proverbe très expressif. «L’indépendance m’a tué» est assisté par le proverbe «Le rationnel n’arrête pas le fou», «le visage dans le miroir» est appuyé par le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l’insensé le demande aux autres de Confucius ; «L’initié» qu’assiste le proverbe, On ne met jamais l’héritage dans la tombe (proverbe beembé) ; «Amours mesquins» qui se fait conduire par le proverbe, «Même aveugle, un homme qui peine pleure ; «Milona ou le destin d’un peuple» est aidé par la sagesse populaire, supprimer de ta vie ceux qui suppriment ton sourire.

«Le suc amer des amours secrets», «Ngala» et «je n’aurais pas dû» sont soutenus par «Lorsque tu offres un pagne à ta belle-mère, ne lui dis pas que c’est pour couvrir ses fesses» ; «ton pire ennemi n’est que celui qui t’est plus proche» et «la meilleure thérapie contre le vice, c’est le cœur de l’homme».

Alphonse Chardin N’kala est né en République du Congo. Il est poète et romancier. Enseignant de formation, il est aussi journaliste, chroniqueur et animateur culturel. Il est actuellement directeur départemental du livre et de la lecture publique de Pointe-Noire et directeur du Festival international Kimoko.                   

Florent Sogni Zaou

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