Congo/Littérature : Nouvelle parution, «Antoinette Sassou-N’guesso, sa partition dans le leadership féminin»

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LIVRE. Se basant sur la revue de la littérature, des entretiens et l’observation de certaines réalisations, les auteurs, Y. V. Yolande Voumbo Matoumona née Mavoungou, Annie Bidounga née Samba et Florent Sogni Zaoujettent un regard non exhaustif sur les premières femmes qui se sont distinguées dans des domaines jadis réservés aux hommes, devenant ainsi les pionniers de l’émancipation de la femme congolaise, peut-on lire sur la quatrième de couverture.

Cet ouvrage est un kaléidoscope de l’œuvre d’Antoinette Sassou N’guesso sur son œuvre qui montre sur divers plans, son leadership et sa réactivité face aux problématiques de ses compétences.  

Le livre s’ouvre par le sommaire et est suivi par les remerciements au Secrétaire général de la Fondation Congo Assistance, Michel Mongo, qui n’a ménagé aucun effort pour appuyer l’élaboration de cet ouvrage.

Le livre est subdivisée en treize parties portant sur les activités de la Première dame du Congo, Antoinette Sassou-N’guesso. Dans «La dynamique de l’émancipation de la femme congolaise aux lendemains de l’indépendance», les auteurs font une lecture de la lutte de la première femme présidente de l’Union Révolutionnaire des Femmes du Congo (URFC) en 1965, Céline Claudette Eckomband et de la première femme syndicaliste du pays, Alice Badiangana.

Dans le seconde intitulée, «L’engagement d’Antoinette Sassou-N’guesso», les auteurs écrivent que «le leadership d’Antoinette Sassou-N’guesso transparait à travers l’exploitation documentaire, les entretiens avec certaines personnalités mais aussi en observant et visitant les réalisations de la Fondation Congo Assistance.

Dans «Pour une paix durable au Congo et en Afrique», les trois auteurs insistent sur les actions menées en faveur de la paix par Antoinette Sassou-N’guesso. Elle estime dans sa vision que parler de paix, c’est faire allusion à la tranquillité de l’âme et c’est là qu’ils mettent en valeur la façon permanente, que le ferment de tout développement durable passe par l’acceptation de l’Autre. Pour elle, une société ne peut donner le meilleur d’elle-même en dépit de la dureté du quotidien, que si elle respecte l’inviolabilité de l’être humain.

Cette partie parle de son action à la fin de la guerre civile du 5 juin au 15 octobre 1997 et de son fort apport pour un retour à la vie normale sans crépitement d’armes. C’est dans ce sens qu’elle apporte sa pierre à l’édifice en entreprenant la circulation d’un train de la paix. Elle contribue ainsi à la recherche de la solution en estimant qu’il faut crier pour se faire entendre.

Son action en faveur de la petite enfance n’échappe pas à son instinct de mère. Elle met donc son accent sur les droits des enfants. La Fondation que gère la Première dame du Congo met son accent sur la vaccination sans s’éloigner des activités de riposte contre les épidémies de poliomyélite et de rougeole qui frappent le pays au cours des années 2010 et 2011.

Dans sa vision pour de meilleurs soins de santé, la Fondation privilégie l’amélioration des conditions de séjour dans les formations sanitaires. Elle exige entre autres, un environnement propice et un matériel approprié dont l’utilisation adéquate, par des professionnels de soins, susceptible de soulager rapidement la souffrance des enfants et des adultes qui y sont pris en charge.

Il est à saluer le succès de la Première dame couronné par l’Assemblée général des Nations unies qui adopte, le 22 décembre 2008, la résolution A/63/237 reconnaissant de fait son combat contre la drépanocytose et surtout le choix de la date du 19 juin de chaque année, comme Journée internationale de sensibilisation sur la maladie. La bataille est gagnée.

Dans la lutte contre le Vih/Sida, les initiatives «Mon enfant vivra» et «vivez et laissez vivre» en disent long. Prenant chaque année activement part à la célébration internationale de lutte contre le Sida, elle effectue des visites de terrain dans certaines maternités. Tenant compte de la vulnérabilité économique des femmes enceintes, notifie les auteurs, Antoinette Sassou-N’guesso s’engage à mobiliser des fonds pour accompagner ces projets. Des soirées de charité sont de ce fait organisées à Paris, Brazzaville et Pointe-Noire. Plus fort, un compte est ouvert à la Mucodec avec un dépôt de  130 millions FCFA.

Dans les actions de lutte contre le cancer, une campagne de vaccination des jeunes filles de huit et onze ans ainsi que celles qui n’ont pas de rapports sexuels sont concernées. Elle ne laisse pas le temps au Coronavirus le temps de s’imposer dans le pays et répond à l’appel à travers une mobilisation des troupes.

Son attention pour la vie décente pour les séniors lui fait penser à se tourner vers la formation des enfants qui sont l’avenir du pays ainsi que l’amélioration de la santé et la prise en charge des personnes âgées. Elle fait de l’épanouissement de la jeunesse un objectif et la formation et le développement des compétences sont les leviers à atteindre.

La promotion de la femme est en fait une préoccupation. Elle est consciente qu’aucune femme ne peut prétendre se libérer des liens de la société sans combattre. Elle estime que le leadership féminin s’est fondamentalement affirmé au cours des soixante dernières années.

Ce livre a été co-écrit par Y. V. Yolande Voumbo Matoumona née Mavoungou, Docteur en médecine, spécialiste de santé publique, Maître Assistant-CAMES en Santé publique à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Marien Ngouabi et Annie Bidounga née SambaDiplômée de l’IEP/Lyon II, d’un DESS de Diplomatie. Elle est actuellement Cheffe du Département des Relations Publiques à la Fondation Congo Assistance à Brazzaville et Point focal Genre auprès du ministère de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement. Elles ont été assistées par Florent Sogni Zaou,  Journaliste de niveau 3, auteur d’une quinzaine d’ouvrages. 

Baptiste Prodeo  

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