CONGO. Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication interpelle les médias à l’approche de la présidentielle de mars 2021

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Philippe Mvouo, Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication

Dans sa communication du 23 février  2021, M. Philippe Mvouo, en sa qualité de Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication a recadré les hommes et femmes des médias et les a invités à faire preuve de professionnalisme dans l’exercice de leur fonction, surtout que nous sommes à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour le 21 mars 2021.

À quelques semaines de l’élection présidentielle du 21 mars 2021, on remarque une grande effervescence dans le monde de la communication en ce qui concerne quelques activités de certains organismes et regroupements  politiques. Quelques journalistes confondent leur mission de reporter à celle de propagandiste. Et le Ministre de la Communications et des Médias semble indifférent devant cette situation. Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, dans son rôle de régulation de la communication, a rappelé à l’ordre les médias de l’Etat, comme ceux du Privé qui doivent être équitables vis-à-vis de toutes les instances politiques intéressés par l’élection présidentielle. Ce qui ne semble pas être le cas en cette période qui précède le jour officiel, plus précisément le 5 mars 2021, du démarrage des campagnes, date officielle qui permettra aux médias d’être au service des acteurs politiques dans la diffusion de leur programme de société tout en les accompagnant dans leurs activités de campagne. Et cela va de la crédibilité de notre pays au niveau international. Le Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication a Invité les médias plus connus dans le pays et très suivis par les larges masses populaires tels Radio Congo, et Télé Congo qui ont connu l’époque du monopartisme de faire un effort de naviguer dans le pluralisme démocratique. Il a aussi interpelé les nouvelles radios comme Radio Brazzaville et Radio Liberté de jouer aussi le jeu de la démocratie pluraliste. Pour cela, tous ces Médias  doivent s’ouvrir à toutes les instances politiques avec équité. Ainsi, la déclaration du Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, envers tous les hommes et femmes de médias, peut se résumer par ce rappel, combien pertinent, défini en trois points : « [primo] : les spots, communiqués ou tout élément de campagne des associations et dynamiques dites politiques ne doivent plus être diffusés dans les médias, encore moins dans les journaux ; [secundo] : la diffusion des donations diverses en signe de soutien aux candidats est désormais interdite ; [tertio] : le respect des symboles de la République doit être scrupuleusement observé ».   

Ainsi, on peut affirmer sans ambages que le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication demande  aux hommes et femmes des médias de respecter l’impartialité devant tous les candidats à la présidentielle, impartialité  que nous imposent ces moments délicats qui précèdent et accompagnent les campagnes électorales. Aussi, le Président Philippe Mvouo, soucieux de voir les campagnes électorales se dérouler dans de bonnes conditions, a promis de remettre, à cette occasion, aux responsables des médias publics et privés « un document constitué de décisions et de directives qui [les] aidera à organiser [leurs] programmes et à traiter l’information électorale avec rigueur et professionnalisme durant cette période d’extrême sensibilité ».

Notons que le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication est une autorité administrative indépendante, chargée de réguler la liberté de communication. Il veille au bon exercice de la liberté de l’information et à l’accès équitable des partis, associations et groupements politiques à l’audiovisuel public.

Noël Kodia-Ramata

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