Congo. Isaac SONIT, boursier de la Fondation « Perspectives d’Avenir » : je suis très fier d’être un produit de l’Ecole marocaine

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Isaac Sonit.

Détenteur d’un diplôme d’Ingénieur d’Etat en génie industriel, Isaac Sonit fait partie des étudiants bénéficiaires de la Bourse Denis Christel Sassou NGuesso (Fondation « Perspectives d’Avenir ») formés dans la prestigieuse université Mundiapolis à Casablanca au Maroc.

Pagesafrik.info : Vous venez d’entrer du Maroc où vous avez suivi des études supérieures. Dans quelle circonstance étiez-vous parti au Royaume ?

Isaac Sonit: Après ma licence en Physique à la Faculté des sciences au Congo, j’ai été sélectionné parmi 2 000 postulants à la Bourse Denis Christel Sassou NGuesso de la Fondation « Perspectives d’Avenir » pour poursuivre mes études au sein de la prestigieuse université Mundiapolis à Casablanca. Etudes qui ont été couronnées par l’obtention d’un diplôme d’Ingénieur d’Etat en génie industriel.

Je profite de l’occasion que vous m’offrez pour exprimer ma profonde gratitude et ma reconnaissance au bienfaiteur et philanthrope qu’est M. Denis Christel Sassou-Nguesso de m’avoir soutenu durant mes années d’études au Royaume du Maroc.

Pouvez-vous nous parler brièvement de la Fondation « Perspectives d’Avenir » ?

La Fondation « Perspectives d’Avenir » a été créée à l’initiative de M. Denis Christel Sassou Nguesso dans l’idée de répondre aux nombreux défis liés au capital humain en tant que moteur de croissance et de développement harmonieux. De ce fait, la création de la richesse s’est justifiée par la vision d’une jeunesse qualifiée pour un Congo en marche, opérationnalisée par les Bourses Denis Christel Sassou-Nguesso et Perspectives d’avenir.

Que retenez-vous de votre séjour en terre chérifienne ?

Le Maroc est un pays hospitalier, chaleureux et favorable à l’épanouissement. En raison de la qualité de son enseignement et de son ouverture, il représente aujourd’hui un carrefour multiculturel et une destination privilégiée pour de nombreux étudiants étrangers dont une majorité de subsahariens.

D’un point de vue académique et humain, le Royaume chérifien a fait de moi l’Homme que je suis aujourd’hui. C’est dire que je suis très fier d’être un « produit » marocain.

Aujourd’hui lauréat, je suis un relais économique, diplomatique et donc un ambassadeur de sa culture. Ce qui représente une opportunité pour participer à rapprocher nos deux pays dont l’amitié s’est renforcée en 2018 par le passage au Congo de Sa Majesté le Roi Mohamed VI que Dieu l’Assiste.

La FPA prévoit-elle un accompagnement professionnel ?

L’environnement économique et professionnel actuel n’est pas celui que nous avons laissé à notre départ, en novembre 2015. Nous sommes aussi conscients que la crise du baril du pétrole, conjuguée à la pandémie à coronavirus, a constipé le marché de l’emploi.

Il n’empêche que la Fondation, qui a fait le pari d’une jeunesse ambitieuse à même d’apporter une valeur ajoutée à la sphère socioéconomique et in fine contribuer à la création de richesse, va au bout de ses ambitions. Un processus d’accompagnement est donc en cours d’implémentation.

N’oublions pas, par ailleurs, que certains ont fait le choix d’être des acteurs d’un développement harmonieux et non des spectateurs. Je pense que le temps saura certainement leur allié. Patience !

Vous étiez très impliqué dans la vie associative et culturelle au Maroc. Comptez-vous poursuivre votre investissement associatif ?

Ma passion pour l’homme n’a pas de limite. Je compte bien continuer à m’impliquer dans des œuvres sociales et activités d’utilité publique et apporter une valeur ajoutée sur toute la chaine de valeur de la sphère socioéconomique.

Vous aviez occupé la Vice-Présidence au sein de la sous-section Académique de l’Association des Congolais au Maroc, Club des Etudiants Congolais de Casablanca. Quel est votre bilan ?

En charge des actions stratégiques et opérationnelles, je peux m’exprimer au nom du Bureau sortant et dire que le bilan est globalement satisfaisant, bien qu’il faille reconnaitre que nous n’avons pas pu aller au-delà de notre projet du fait de la pandémie à coronavirus qui a stoppé notre dynamisme.

Quand bien même la Covid-19 nous a empêchés d’atteindre certains de nos objectifs, nous avons fort heureusement très tôt posé les fondements structurels et organisationnels autour d’un cap que nous nous sommes fixé.

Pour rappel, notre ambition était de nous identifier autour des valeurs républicaines et panafricaines afin de s’illustrer activement sur le civisme, la morale, le vivre ensemble, la volonté de se cultiver dans l’espoir de contribuer au développement socioéconomique.

Toutefois, à notre crédit, nous avons gagné le pari d’une image positive centrée sur la volonté d’éduquer, d’instruire, d’autonomiser et de susciter toutes les aptitudes qui permettront de bâtir un meilleur avenir commun.

Le CE2C a élu un nouveau Bureau composé pour la plupart de novices. Avez-vous pensez à la relève ?

Nous ne faisons pas les choses à moitié. Dans mon domaine de formation, le suivi et le contrôle sont déterminants pour assurer la pérennité. De ce fait, pendant notre mandature, j’ai personnellement préparé le président actuel à assumer en toute responsabilité sa mission.

Aussi, conscients de la précocité de l’ensemble des membres de son Bureau, nous avons continuellement tenu des séminaires de formation sur la gestion stratégique et opérationnelle des organisations associatives.

Si je devais donner un conseil à donner aux leaders des communautés estudiantines, qui se contentent de plaire ou s’attachent aux actions éphémères et récréatives au dépend de la cohésion sociale, c’est de leur dire qu’on ne peut pas prolonger éternellement l’enfance. La responsabilité doit être portée et pérennisée à tous les niveaux.

En un mot, comment qualifierez-vous 2021 pour le Congo

Espoir !

Propos recueillis par Adrien Thyg

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