« Congo hold-up »: L’enquête qui révèle l’enrichissement du clan Kabila aux dépens des Congolais 

Le plus grand « leak » d’Afrique dévoile les secrets financiers de la République démocratique du Congo

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PARLONS-EN. Présenté comme la plus grande fuite de données d’Afrique, « Congo hold-up » révèle des informations compromettantes sur l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, et son clan.

En effet, selon Médiapart, les documents du plus grand « leak » d’Afrique « montrent l’enrichissement de Joseph Kabila aux dépens de ses concitoyens. Ils écrivent aussi une histoire de ce pays, où flux financiers expliquent intrigues politiques et réalités sociales ».

Dans un article en accès libre, nos confrères Justine Brabant et Yann Philippin décortiquent « l’histoire d’un hold-up, dont le magot se compte en dizaines de millions de dollars ».

D’après ces derniers, les protagonistes ne sont autres qu’«un chef d’État, Joseph Kabila, au pouvoir au Congo jusqu’en janvier 2019 »; « une banque privée, la BGFI » et « un pays, la République démocratique du Congo (RDC), géant d’Afrique centrale dont le sous-sol regorge de minerais, mais dont les trois quarts des 100 millions d’habitants doivent vivre avec moins de deux dollars par jour ».

Selon ces deux auteurs, ce sont 3,5 millions de documents confidentiels issus de la BGFI qui ont permis de retracer le scénario du casse dans ses moindres détails.

Ces documents révèlent que la famille Kabila et ses associés ont détourné, en l’espace de cinq ans et avec la complicité de la BGFI, dont ils contrôlaient la filiale congolaise, pas moins de 138 millions de dollars des caisses de l’État.

Ce braquage historique a été rendu possible « grâce à des factures douteuses, des jeux d’écriture comptable, des transactions antidatées et, surtout, grâce à une société-écran qui leur a permis de couvrir le tout », peut-on lire.

A ces importantes sommes « il faut également y ajouter 33 millions de dollars déposés en liquide sur les comptes de sociétés contrôlées par Joseph Kabila et son premier cercle, et 72 millions de dollars d’origine inconnue qui ont transité par le compte de la Banque centrale du Congo à la BGFI ».

Au final, ce sont 243 millions de fonds publics et de fonds à l’origine suspecte qui auraient été encaissés par l’entourage proche de Joseph Kabila au cours de cette période.

Adrien Thyg

Retrouvez l’intégralité de l’enquête sur Médiapart.fr

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