Congo Brazzaville. Ici, également, c’est l’arbre qui cache la forêt

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TRIBUNE. Une information de la télévision nationale du Congo Brazzaville rapporte que le Commandant de la Gendarmerie Nationale a restitué, le 22 novembre 2021, au Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, une soixantaine de véhicules d’Etat qui se sont volatilisés, lors de la passation de service entre les Ministres sortant et rentrant dudit département, issus du dernier remaniement ministériel.

Les automobiles disparues étaient frauduleusement, et dépit de tout bon sens, détenues par d’ordinaires Congolais inciviques, agents véreux du Ministère concerné.

Au lendemain de la nomination de nouveau Premier Ministre, M. Anatole Collinet Makosso, j’avais publié un post pour proposer que le Gouvernement de la République, dans une logique de dégonflement du train de vie de l’Etat, revienne systématiquement à la classique et ancienne immatriculation des véhicules publics.

La couleur jaune pour l’administration. Le rouge dans le cas de l’armée, la police et la gendarmerie.

Exception faite pour les engins de la sécurité, des renseignements et de la surveillance du territoire.

Une opération visant la visibilité desdits véhicules.

Il circule, sur l’espace national, des centaines de véhicules publics, avec plaque minéralogique banalisée. Les chauffeurs, l’essence, l’entretien, les réparations, l’aide de camp, dans certains cas, aux frais du trésor public. Donc, sur le dos du contribuable congolais, déjà, appauvri par la crise économico-sanitaire que traverse le pays.

Ceci, dans un contexte où les autorités, elles mêmes, ont du mal à se constituer en exemples.

Je n’ai pas été entendu. Mon post n’a eu aucun effet.

Une histoire, aux formes quasi similaires à celle du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, s’était crée, dans un autre secteur, les mêmes temps.

Ces affaires de disparition des biens publics, au sein des ministères congolais, ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

Le mal est plus profond. Il réside dans toutes ces déperditions de biens publics dont l’Etat congolais n’a pas le contrôle et ne voudrait pas voir le contrôle être effectué.

Or, qui ne contrôle pas

Ne gouverne pas à proprement parler.

Par Ouabari Mariotti

Paris 23 novembre 2021

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